Après quelques mois loin des plateaux de télé, comment se sont passées ces retrouvailles avec les caméras ?
Olivier Minne : Parfaitement bien. J’ai eu cette chance d’être accueilli par une équipe de production et une chaîne où les gens sont extrêmement attentifs, bienveillants et qui m’ont entouré avant, pendant et après le tournage. J’ai retrouvé une chaîne pour qui le dialogue est primordial. J’avais oublié à quel point la télé pouvait être tranquille et joyeuse.
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Quand M6 a évoqué avec vous la présentation de ce jeu mythique qu’est Le Maillon faible, cela a-t-il immédiatement fait « tilt » dans votre tête ?
Quand on est face à un programme qui a autant marqué les esprits et qui a bouleversé les codes du jeu, on se dit : « Waouh ! Mais comment je vais aborder le format ? » Et, rapidement, j’ai réalisé qu’il n’était pas question de faire un copier-coller de ce qui avait été fait par Laurence Boccolini, à partir de 2001, sur TF1, mais de trouver ma propre tonalité, tout en respectant celle de cette émission qui est si singulière.
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Serez-vous aussi « méchant » que le personnage joué par Laurence de 2001 à 2007 ?
Non mais je serai, comme l’on peut me connaître parfois : sarcastique, taquin ou piquant. Je n’ai pas eu à forcer le trait, j’aime mettre en boîte les gens, non sans malice. Toutefois, certains candidats ont regretté que je ne sois pas plus cinglant avec eux ! Suprenant, non ? (Rires)
Laurence Boccolini vous a-t-elle manifesté son soutien ?
Quand elle était aux commandes, elle y a joué une partition impeccable. Lorsque j’ai su que j’allais porter ce jeu, je l’ai immédiatement appelée, car elle fait partie de mes proches amies. Elle était ravie que Le Maillon faible renaisse avec moi. Laurence et moi aimons être là où on ne nous attend pas.
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Non, et ce tsunami d’émotions m’a bouleversé. Certes, il y a eu les commentaires sous les publications sur Internet ou sur les réseaux sociaux, mais j’ai reçu, à titre personnel, pl de 4 000 messages en privé de la part de téléspectateurs, de parents m’envoyant des vocaux de leurs enfants ou des vidéos de leurs petits en train de pleurer devant l’écran… autant de témoignages qui m’ont déchiré le coeur. Pour certains, j’ai été un accompagnateur de vie et, tant qu’on ne vous le dit pas, vous ne pouvez pas vous en rendre compte. Je ne sais pas si j’ai réussi beaucoup de choses dans ma vie, mais je n’aurai pas raté ce rendez- vous-là, de sincérité et de complicité avec les téléspectateurs. Ce lien très fort, rien ni personne ne pourra le rompre. Quand on rassemble autant de générations différentes et qu’on laisse un bon souvenir, ça marque. J’espère que le public sera aussi heureux de me retrouver sur M6 que je le suis.
Le Maillon faible, samedi 29 novembre à 18h37 sur M6