« Ô temps, suspends ton vol ! Et vous, heures propices ! / Suspendez votre cours ! » Comme dans Le Lac , le poème de Lamartine, le temps va une nouvelle fois s’arrêter durant le programme libre de Laurence Fournier Beaudry et de Guillaume Cizeron. Un moment de grâce rythmé par la bande originale du film The Whale. Un thème qui a permis au duo de décrocher l’or olympique, le 11 février dernier, un an seulement après leur association sur la glace. D’où la réaction de la jeune femme, pour le site Olympics.com : « Nous avons encore du mal à y croire. C'est tellement incroyable de repenser à tout ce que nous avons accompli ensemble, cette année. C'est comme si nous vivions un rêve éveillé. » Un résultat pourtant presque prévisible : « Je suis très reconnaissante envers Guillaume qui a cru en nous depuis le début. Il nous a ouvert la porte et nous a donné l'idée . » Elle se tourne alors vers lui. « Et je déteste te le dire, mais tu as toujours raison (rires). » « Pas toujours, rétorque-t-il, mais j'avais raison à ce suje t (rires). »
Le patineur est ainsi devenu le premier danseur sur glace à conserver son titre olympique, avec deux partenaires différentes, lui qui s’était imposé quatre ans plus tôt à Pékin, avec Gabriella Papadakis . Le nom de cette dernière avait résonné, peu avant les Jeux, avec la parution de son livre intitulé Pour ne pas disparaître (Robert Laffont), dans lequel elle lançait des accusations contre son ancien partenaire : « En privé, il n’est plus le même, il se montre souvent contrôlant, exigeant, critique. Je m’abstiens de patiner avec lui hors surveillance d’un entraîneur… L’idée de me retrouver seule avec lui me terrorise. »
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L’intéressé dénonce, lui, « des propos diffamatoires ». Cette affaire s’ajoutait à celle qui touchait déjà Nikola Sorenjsen , le compagnon de Fournier Beaudry, avec lequel celle-ci patinait auparavant sous pavillon canadien. L’homme, qui clame son innocence, est toujours l’objet d’une plainte pour « maltraitance sexuelle », déposée par une ancienne patineuse américaine.
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Malgré les polémiques, Laurence, qui a obtenu la nationalité française en novembre dernier, et Guillaume, sont parvenus à rester dans leur bulle : « Notre approche était très thérapeutique, expliquait Cizeron au retour de Milan, dans C à vous, sur France 5. On a redécouvert la glace ensemble, notre amour du sport ensemble… Ça nous a fait beaucoup de bien de pouvoir vivre cette aventure-là ensemble. » Une collaboration payante, récompense d’une longue amitié, soulignait le champion, sur Eurosport : « On se connaît depuis qu'on a à peu près 13 ans, et on a gravité dans le même monde, on a participé aux mêmes compétitions souvent, et depuis 2014, on est de très proches amis. »
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Ils ont décidé de poursuive l’aventure jusqu’à ces Championnats du monde. Et après ? « On va profiter et regarder un peu en arrière avant de se projeter dans le futur, avouait Guillaume, au micro de RMC. Est-ce qu’on a décidé ? Non. Honnêtement, je ne sais pas du tout. » Leurs fans, eux, rêvent de les voir aux JO d’hiver des Alpes françaises 2030.
Championnats du monde : danse libre, samedi 28 mars à 20.50 sur France 2 et 18.25 sur Eurosport 1