Le comte de Monte-Cristo (France 2) - Ana Girardot : "Après certaines scènes, j’allais me cacher pour pleurer"

Rédigé le 01/01/2026
Pauline Hohoadji

Vous vous demandiez, en 2021, dans Télé 7 Jours, où était passé le grand spectacle dans les scénarios. Votre appel a visiblement été entendu ! 

Ana Girardot : Je fais très attention à ce que je dis dans votre magazine, car je sais que l’univers m’entend ! (Rires) J’avais, c’est vrai, cette envie très forte de cinéma grand spectacle. J’ai eu ce que je voulais avec la série ! 

On lit beaucoup de choses dans le regard de Mercedes, notamment lorsqu’elle reconnaît son fiancé, qu’elle croyait mort… 

Lorsque ce comte de Monte-Cristo arrive, tout est perturbé chez cette femme. Bille August m’a rappelé que Mercedes est allée pleurer son fiancé pendant quinze ans sur sa tombe, puis elle a fait son deuil. Même si elle reconnaît le son de sa voix, impossible pour elle de se dire qu’il est vivant. Elle a une sorte de panique intérieure. J’ai parfois ressenti cette intériorité de manière bouleversante. Après certaines scènes, j’allais me cacher pour pleurer parce que j’étais profondément touchée par la trajectoire de cette femme. 

Vous faites souvent lire vos scénarios à vos parents, Isabel Otero et Hippolyte Girardot. Qu’ont-ils dit ? 

Ils n’ont pas lu celui-là, car ils sont incapables de lire huit épisodes en anglais ! Mais j’ai été coachée par ma meilleure amie, l’actrice Charlotte Mangel. Elle m’a fait travailler toute une journée avant d’envoyer la vidéo de mon essai. Je pensais que je n’aurais jamais de réponse et que je ne correspondais pas à Mercedes, avec mon petit carré blond. Elle y croyait plus que moi ! Le lendemain, on m’a prévenue que Bille avait arrêté le casting et voulait me rencontrer à Paris. J’en dois une à Charlotte !

Le comte de Monte-Cristo, vendredi 2 janvier à 21h10 sur France 2