Que nous réservent ces prochains épisodes ?
Sonia Rolland : Les auteurs ont poussé très haut les curseurs en matière d’enjeux dramatiques. D’autre part, le réalisateur Julien Seri nous a régalés en cascades. Il a rajouté des scènes d’action dans les scripts, ce qui a pour résultat de donner plus de rythme aux épisodes.
Vous avez notamment cette séquence, d’une intensité insoutenable, où l’on vous oblige à jouer à la roulette russe. Comment l’avez-vous abordée ?
C’était une très bonne idée, encore fallait-il pouvoir la mettre en images ! On n’a pas l’habitude de voir des personnages féminins se livrer à ce genre de pratique. J’ai adoré jouer cette scène. Je me suis mise en situation avec le sentiment que je mettais vraiment ma vie en danger.
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Cette expérience dramatique va être le fil rouge de cette saison. En quoi va-t-elle influer sur la psychologie de Mélissa Sainte-Rose, votre personnage ?
Outre un traumatisme et une grande vulnérabilité, cette épreuve va développer chez Mélissa Sainte-Rose un profond besoin d’adrénaline, un goût du risque, et va la faire succomber à une dangereuse addiction aux jeux d’argent…
Êtes-vous également sujette à des addictions ?
Non, fort heureusement ! La seule addiction que je me connaisse, c’est la passion du sport et la recherche du bien-être. Je cours régulièrement et je pratique des séances de musculation pour affiner et gainer ma silhouette.
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Est-ce la raison pour laquelle votre rôle est devenu plus physique ?
J’aime me dépenser et, pour tout vous dire, je suis fan de cascades. J’ai été bercée par les films de Belmondo et de Tom Cruise. Charlize Theron s’y est mise aussi. Je suis actuellement en stage au Campus Univers Cascades, un centre de formation professionnelle aux techniques de cascade. Je veux me spécialiser dans le film d’action pour être au maximum à l’image. Dans un épisode, on me verra balancer par-dessus mon épaule un gars qui fait deux fois mon poids. Pour réussir cette prise, j’ai dû prendre des cours de jiu-jitsu.
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Cette septième saison a été annoncée comme l’avant-dernière avant une ultime 8e. Pourquoi arrêter une série si populaire ?
J’ai déjà reçu les pitchs de la 8e saison. Ce final risque d’être très mouvementé. Ça va défourailler sévère ! On arrête parce qu’au bout de sept ans, j’ai l’impression d’avoir fait le tour du personnage. Je voudrais le laisser de côté pour, peut-être, mieux y revenir. Du coup, ça me laisse du temps pour d’autres projets, comme le tournage de la prochaine minisérie de Jérôme Cornuau, qui débutera en avril pour France Télévisions.
En attendant, on vous verra bientôt sur France Télévisions dans Crimes à Cluny, un téléfilm que vous avez initié. Qu’est-ce qui vous a motivée dans ce projet ?
Je rêvais d’avoir enfin à l’image cette ville de Cluny où j’ai grandi. C’est une cité très esthétique avec son abbaye et ses vignobles aux alentours. C’est un hommage à ma Bourgogne dont j’ai porté fièrement l’écharpe.
Tropiques criminels, vendredi 13 mars à 21h10 sur France 2