Quel regard portez-vous sur ce cru 2025 de Sept à huit ?
Harry Roselmack : Nous sommes très satisfaits de cette année, à la fois sur le plan éditorial et en termes d’audience. Dans un monde où les publics se fragmentent, l’émission conserve une audience globale stable, ce qui est une vraie performance. Sept à huit continue de rassembler les gens, ce qui reste une force majeure de la télévision et de TF1. Nous progressons aussi sur certaines cibles et avons été présents sur de grands événements d’actualité, mais également sur des sujets plus inattendus, qui ont fortement marqué le public.
À lire également
Justement, la diversité des thèmes abordés fait-elle la force de l’émission ?
Oui, c’est l’un des ingrédients essentiels de Sept à huit . Nous traitons une actualité variée qui ne se limite pas aux sujets négatifs. Nous montrons ce qui fonctionne, les mutations de la société. Des reportages comme celui sur les sans-papiers embauchés par certains entrepreneurs permettent de montrer une réalité plus complexe et nuancée que des discours politiques. Notre rôle est de présenter les faits tels qu’ils sont, sans prendre parti, afin d’éclairer les téléspectateurs.
Vous présentez l’émission depuis bientôt vingt ans, maintenant…
C’est un chiffre impressionnant, mais je n’ai pas vu les années passer. Animer Sept à huit , c’est comme une seconde peau pour moi. Mon rôle est d’être au service de la rédaction, de mettre en perspective et de contextualiser le travail des reporters.
À lire également
Harry Roselmack : il dévoile la condition qui aurait pu le faire rester au JT de TF1
Que signifie être journaliste, pour vous, aujourd’hui ?
Informer ne s’improvise pas : cela demande une éthique, de la méthode et de la rigueur. Le journaliste n’est pas là pour commenter ou donner son opinion, mais pour rapporter les faits avec précision. J’ai participé au lancement d’une chaîne YouTube, Press Room , qui est consacrée aux reporters, aux gens qui vont sur le terrain. Je crois beaucoup à ce journalisme-là.
Sept à huit Life, tous les dimanche à 17h20 sur TF1