«Lors de l’écriture de la première saison, il a fallu se confronter à des passages obligés : la multiplicité des intrigues afin de délimiter le périmètre d’action de la brigade de recherche et d’intervention (BRI), montrer la versatilité du service, le tout sur un temps très réduit. On s’est dit qu’on n’allait pas refaire la même chose en saison 2. Cette fois-ci, la série se concentre sur une grosse intrigue, via deux canaux qui vont se rejoindre à un moment donné, dans la pure tradition du polar classique. » « Pour les deux saisons, on a essayé de bâtir une intrigue qui va crescendo, avec une scène finale très forte, un mélange d’explosion et de jubilation pour les personnages, mais aussi pour le spectateur, qui a attendu ça toute la saison. C’est une sorte de récompense, et c’est très plaisant à construire en termes de dramaturgie. »
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DU SANG NEUF
« Je pense qu’on a poussé les curseurs. On a tout amélioré en tirant des enseignements de la première saison. Avec Jill, tireuse hors pair ( Léa Catania ), on a voulu intégrer un rôle qui rappellerait aux anciens l’insouciance et l’arrogance qu’ils avaient dans la première saison. Quant à Vincent Perez , je lui ai offert immédiatement le rôle de Vingre, le chef des Stups. Je sortais d’un tournage avec lui et je pensais qu’il correspondait parfaitement au personnage. »
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DU GRAND SPECTACLE
« Je ne veux pas que B.R.I. devienne un relais de ce qu’il se passe sur une chaîne d’infos. Je préférerai toujours la fiction au réalisme, parce que je ne fais pas Enquête d’action. Si, d’un coup, je me mets à réagir à l’actualité, j’ai l’impression que les perspectives des personnages vont être réduites. Cependant, je passe tellement de temps avec la BRI qu’il m’arrive de sentir émerger des sujets liés au grand banditisme. » « Dans la première saison, il y avait une longue scène d’action sur un péage dont on était tous très fiers. Dans la nouvelle, les spectateurs vont assister à une attaque de bateau, en parallèle d’une attaque d’hôtel. Cet épisode est tourné comme un film de guerre, il est quasiment sans dialogue. C’est toujours très plaisant de diriger des comédiens dans ce genre de scène, de réfléchir à comment orchestrer les fusillades… Dans ces moments-là, j’ai l’impression de revenir à la base de mon métier. »
B.R.I. lundi 12 janvier à 21h10 sur Canal+