Qu’est-ce qui vous a donné envie de participer aux Traîtres ?
Nicole Ferroni : On me l'avait déjà proposé à deux reprises, mais j’avais quelques réticences. Ce qui m'a vraiment décidé cette fois, c'est d'avoir pris le temps de regarder une saison et d'avoir le sentiment que c'était vraiment une expérience à part.
Qu’appréhendiez-vous en particulier ?
Cette émission est tellement immersive qu’on peut facilement perdre pied psychologiquement. On voit souvent les gens pleurer, s'engueuler ou péter les plombs, et ça me faisait peur. Ce qui est drôle c’est que je me disais : " Mais gardez du recul, c’est juste un jeu !" , jusqu’au moment où moi aussi j'ai basculé dans une forme d'agressivité, qui ne me ressemble pas du tout. Mais vraiment "en folle du bus", sortez les pop-corn ! (Rires) Je conseille plutôt aux téléspectateurs de zapper sur Téva, lorsque ce sera diffusé, puisque le samedi soir j'anime également l'émission Piquantes (Rires).
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Vous avez confié ne pas être très fière de votre prestation, pourquoi ?
Non seulement je ne soupçonne pas les bonnes personnes, mais en plus je suis hyper convaincue de mes intuitions. C'est vraiment le pire combo de loyale que l'on puisse avoir (Rires). On perd en lucidité dans ce jeu. Par exemple, dès le premier épisode, je soupçonnais Fatou… et dès le deuxième, plus du tout. Alors qu’en regardant les images, c’est évident !
Comment expliquez-vous qu'Issa Doumbia désigné "Traître maudit", a réussi à découvrir seul les 3 autres traîtres, dès le début de la partie ?
C'est fou ! Mes potes m'ont même demandé si c'était truqué, mais non, la production ne l'a pas du tout aidé ! Je pense simplement que les traîtres, malgré le stress, gardent une certaine maîtrise qui leur permet d’être plus lucides. À l’inverse, les loyaux sont plongés dans une suspicion permanente. De plus, on n’ose pas toujours enquêter librement par crainte d'être bannis. Peut-être que le fait de se savoir en sécurité a permis à Issa d’analyser la situation avec plus de calme et de clairvoyance.
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Vous êtes-vous bien entendue avec les autres candidats ?
Globalement oui, mais j’ai eu des affinités plus fortes avec certains qu’avec d’autres. On a même gardé un groupe WhatsApp depuis la fin du tournage. D’ailleurs, si vous écrivez ça, ils vont me demander qui j’aimais moins (rires).
Cette expérience vous a-t-elle changée ?
Oui, j’en suis ressortie un peu transformée psychologiquement. C'est vraiment une parenthèse durant laquelle on est plongé dans des conditions très particulières, un peu comme des rats de laboratoire. Ça m’a permis d’apprendre beaucoup sur moi-même, mais aussi sur la psychologie humaine. Il m'a fallu du temps pour m'en remettre. J'ai même rêvé ou devrais-je dire cauchemardé des Traîtres après la fin du tournage (Rires). Le plus drôle, c'est quand j'ai entendu mon chéri parler de l'émission dans son sommeil ! C'est dire le niveau de contamination psychologique !
Les Traîtres, samedi 25 avril à 21h10 sur M6