The Voice (TF1) - Tayc : "Je suis entier et j’aime bien bousculer les règles"

Rédigé le 07/03/2026
Sarah Ibri

Aviez-vous des appréhensions avant de démarrer cette aventure ? 

Tayc : Je n’avais aucun doute sur l’accueil des équipes, mais c’est vrai que j’avais une petite crainte vis-à-vis du public. Je suis le plus jeune des coachs, en âge (29 ans, ndlr) et en carrière, et je me demandais si j’allais être perçu comme légitime. On ne maîtrise pas la réaction des gens. Finalement, l’accueil a été très positif. Ceux qui me suivent depuis le début sont fiers de mon parcours, et ceux qui ne me connaissaient pas étaient curieux de me découvrir. 

Comment avez-vous vécu les auditions à l’aveugle ? 

Le plateau de The Voice a quelque chose de spécial. Ce programme est une grosse production : les lumières, le public de 500 personnes… C’est comme un petit spectacle. Peu importe qui tu es, c’est impressionnant et lorsque nous avons fait la collégiale j’ai vraiment stressé. Durant les auditions à l’aveugle, je m’attendais à me prendre des claques artistiques, mais pas émotionnelles. Parfois, je peux avoir un peu un coeur de pierre… et, pourtant, je me suis fait cueillir. C’est la magie de ces fauteuils rouges !

Quelle est l’ambiance au sein du jury ? 

Il y a eu de la concurrence, mais toujours dans la bonne humeur. Je suis un « bagarreur », donc j’avais aussi cette envie que l’on se titille un peu. Il y a vraiment eu des moments, où les Talents étaient tellement puissants, que les quatre fauteuils se retournaient et qu’on a dû se fighter, quoi ! On a sorti des blocs et des reblocs, des pancartes… (Rires) On s’est donné beaucoup de mal à convaincre certains Talents de rejoindre nos équipes. 

Vous avez confié vouloir « casser les codes de The Voice », qu’entendiez-vous par là ? 

Oui, je peux même dire casser ceux de la télévision ! Je suis une tête brûlée et, qu’on m’aime ou non, je ne changerai pas. Je suis entier et j’aime bien bousculer les règles. En venant dans cette émission, j’avais envie d’apporter une énergie différente, de la rendre un peu plus rock’n’roll. Mais je ne me suis jamais senti « comme un cheveu sur la soupe ». Si, dès la première émission, je m’étais retrouvé au milieu de trois coachs très lisses, ça m’aurait frustré et je n’aurais pas pris de plaisir. 

Vous semblez être très direct. Quel genre de coach allez-vous être ces prochaines semaines ? 

On arrive tous avec notre vécu. On a tous traversé des moments difficiles au cours de nos carrières, qui nous ont forgés. Moi, j’ai connu des rendez-vous en maison de disques où l’on riait en écoutant mes titres. En 2016, le R’n’B n’était pas à la mode et on me disait : « Mais comment on gagne de l’oseille avec toi ? » Je sortais de là en me disant que j’étais un moins que rien. J’arrive dans The Voice avec ce genre d’expériences, donc malheureusement, lorsqu’un candidat fait des fausses notes, et que les cinq précédents n’en ont pas fait malgré le stress, je suis obligé de le dire. Ce qui est bien, c’est que je suis avec trois autres coachs qui fonctionnent aussi comme ça, et qui ont la légitimité et le talent pour dire la vérité. Je pense que cette saison est la plus pointue au niveau du jury.

The Voice, samedi 7 mars à 21h10 sur TF1