Qu’allons-nous apprendre, dans ce numéro, sur la pratique d’une activité sportive, en général ?
Jamy Gourmaud : Bien évidemment que pratiquer un sport est bénéfique pour la santé, qu’elle soit physique ou morale, à condition toutefois d’adopter les bons comportements pour éviter les blessures.
Quels sont-ils dans le cas de la pratique du running ?
Il faut, lorsqu’on court, avoir une posture verticale, le dos bien droit en regardant devant. Faire de petites foulées et avoir un mouvement des bras régulier, les coudes à 90°. Éviter de courir avec des écouteurs. Entendre le bruit de ses foulées procure une sensation apaisante.
Quels sont les effets sur le cerveau ?
Courir libère de l’endorphine, une molécule produite par l’hypophyse. Elle produit une sensation de bien-être. Ça génère aussi de la dopamine appelée aussi la « molécule du plaisir ».
Qu’est-ce qui vous a le plus marqué lors du tournage de cette émission ?
Ma rencontre avec Jean-Pierre Wermuth, un runner de 91 ans. C’est extraordinaire, il continue de courir régulièrement. Au-delà de la performance, ce qui m’a frappé, ce sont ses yeux rieurs. Sa bonne humeur est contagieuse. C’est un homme heureux. Jean-Pierre n’est pas un cas isolé : au semi-marathon de Cannes, j’ai été très impressionné par le nombre de septuagénaires qui étaient sur la ligne de départ. Avoir une activité sportive régulière peut être un facteur de longévité.
Pratiquez-vous le running ?
Quand je suis en forme et que mon emploi du temps me le permet, je cours trois fois par semaine, de 5 à 10 kilomètres maximum…
Il semble, depuis quelques numéros, que la ligne éditoriale du Monde de Jamy se soit orientée vers la santé et le bien-être. Pourquoi ?
Je me focalise plutôt sur la biologie. Je ne parle ni de santé, ni de traitements de pathologies, j’essaie d’expliquer le fonctionnement de l’organisme.
Pas tant que ça. Je me destinais au journalisme. Je suis arrivé à la science par hasard. Je ne me considère pas comme un scientifique mais comme un passeur. Je prends plaisir à partager ce que j’ai appris.
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Quelle est votre plus grande satisfaction ?
Lorsque je rencontre des étudiants, des chercheurs, ça m’arrive souvent, ils m’avouent avoir embrassé une carrière scientifique en regardant C’est pas sorcier .
Qu’est devenu le camion-labo ?
Il a été racheté par un collectionneur. Il n’appartenait pas à la production. Elle le louait.
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Avez-vous d’autres projets ?
Je continue à développer la communauté des Épicurieux que j’ai créée. Elle réunit les passionnés d’histoire et de science autour de ma chaîne YouTube, des podcasts, des livres ainsi que sur les réseaux sociaux. Je viens aussi de signer mon premier roman, Les Ailes de la forêt (éd. Albin Michel), dont l’action se déroule en Guyane et à Paris durant les Années folles. Il met en scène un chasseur de papillons rares. Il faut savoir que le commerce des papillons en Guyane était plus lucratif que celui de l’or.
Le monde de Jamy, lundi 11 mai à 21h10 sur France 5