Quand on s’intéresse à un domaine aussi sensible que celui de la défense, est-ce difficile d’obtenir des autorisations de tournage ?
Julian Bugier Il en va de la sécurité nationale, donc ce n’est pas une mince affaire ! Il y a un contrat de confiance. Nous avons toujours travaillé de façon intelligente avec les armées. Il existe aussi, je pense, une volonté de leur part d’ouvrir leurs portes, ce qui n’était pas le cas il y a une vingtaine d’années. Cela ne veut pas dire qu’on ne dit pas ce qui ne fonctionne pas.
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Il y a un droit de regard avant la diffusion d’un reportage de ce type ?
Il n’y a jamais de visionnage, quel que soit le domaine. C’est pour cela que je parle de contrat de confiance. Il est arrivé, à certains moments, dans des endroits sensibles, que l’on tourne certaines choses, certains plans. Mais quand notre interlocuteur, sur une frégate en action ou dans un avion de chasse, nous dit : « Ça, il ne faut pas filmer parce que c’est secret défense », évidemment, on s’exécute.
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Cela fait près de dix ans que vous suivez l’armée française avec France Télévisions. C’est un métier qui vous aurait plus, militaire de carrière ?
Je ne sais pas si j’aurais aimé, parce que je n’aurais pas eu la chance de voir tous les univers qui me sont ouverts aujourd’hui par ma profession de journaliste. J’adore raconter des histoires et transmettre l’information. Être militaire, je ne sais pas si j’en aurais été capable !