La douleur n’a pas quitté la maison Rahbani… Six mois seulement après la disparition de Ziad Rahbani, figure majeure de la musique libanaise contemporaine, sa mère Faïrouz traverse une nouvelle épreuve avec la mort de son plus jeune fils, Hali Rahbani. Un drame intime qui replonge la légendaire chanteuse dans un deuil déjà lourd, après une série de pertes familiales ces dernières années.
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Faïrouz de nouveau plongée dans le deuil
Le décès de Ziad Rahbani, survenu le 26 juillet 2025 à Beyrouth, avait bouleversé le monde culturel arabe. Hospitalisé pendant plusieurs jours, le musicien, dramaturge et compositeur s’était éteint à 69 ans, laissant derrière lui une œuvre immense, marquée par un humour acerbe, un engagement politique constant et une liberté de ton rare. Fils de Fairouz et du compositeur Assi Rahbani, il avait incarné pendant plus de quarante ans une voix singulière dans le paysage artistique libanais.
À l’inverse de son frère aîné, Hali Rahbani, né en 1958, a toujours vécu à l’écart de la scène publique. Atteint d’un handicap intellectuel et moteur, il avait, dès sa naissance, été confronté à des pronostics médicaux très réservés quant à ses chances de survie. Sa vie s’est déroulée dans l’ombre, marquée par de nombreux problèmes de santé et des combats quotidiens, loin de l’univers artistique qui a fait la renommée de sa famille. S’il n’a jamais été un personnage public, Hali a occupé une place essentielle dans la vie personnelle de Fairouz et de sa famille. En 2018, dans un documentaire sur les Rahbani, Rima, l'une des filles de Faïrouz, avait confié que "Hali est le cœur silencieux de notre maison, il nous enseigne la patience et l’amour inconditionnel".
Une série de pertes douloureuses
La lignée Rahbani a déjà été cruellement éprouvée par le passé… Le patriarche, Assi Rahbani, s’est éteint le 21 juin 1986, après avoir longtemps subi les séquelles d’une hémorragie cérébrale survenue en 1972, qui l’avait plongé dans le coma. Sa disparition avait provoqué une vive émotion au Liban, qui avait décrété un deuil national, tant son œuvre faisait partie intégrante du patrimoine culturel du pays du cèdre. Quelques années plus tard, en 1988, la famille a de nouveau été frappée par le drame avec la mort, cette fois-ci, de Layal Rahbani, 27 ans, emportée par une hémorragie cérébrale. Sa disparition brutale avait profondément bouleversé Faïrouz, qui avait alors choisi de se retirer quelque temps de la vie publique.