Les couleurs de l’antiquité (Arte) - Comment la science a permis de retrouver les couleurs perdues des statues grecques

Rédigé le 14/03/2026
Hacène Chouchaoui

Renaissance

Si les grands sculpteurs grecs de l’antiquité comme Phidias ou Praxitèle avaient pu voir le David de Michel-Ange ou le Persée de Benvenuto Cellini , deux artistes de la Renaissance, ils auraient certainement trouvé ces chefs d’œuvres sans âme, fades et inachevés.

Lumière ultraviolette

Et pour cause ! Les Grecs anciens avaient recours à la polychromie pour leurs sculptures. L’historien romain Pline l’Ancien rapporte que Praxitèle qui vivait au IVe siècle avant J-C ne travaillait jamais sans le peintre Nicias pour coloriser ses œuvres. Hélas le temps a fait disparaitre les couleurs et les statues qui nous sont parvenues ont la couleur du marbre blanc. Cependant, grâce notamment aux nouvelles techniques d’imagerie avancée et à la lumière ultraviolette, on a pu identifier des fragments de pigments qui donnent une idée des coloris utilisés.

Hématite

Le bleu égyptien, le vert malachite, le rouge garance, l’ocre rouge et jaune obtenus à partir de l’hématite (oxyde de fer) sont les teintes le plus souvent employés. En redonnant ses couleurs d’origine à la statuaire grec, Les chercheurs nous obligent à reconsidérer notre approche de l’histoire de l’art antique.

Les couleurs de l’antiquité, samedi 14 mars à 20h55 sur Arte