"Mon enfance a été massacrée" : Adèle Haenel revient sur l’affaire Christophe Ruggia après l'annonce du verdict

Rédigé le 27/04/2026
Léandro Carvalho

C’est une affaire qui a fait couler beaucoup d’encre… En novembre 2019, Adèle Haenel a accusé Christophe Ruggia de harcèlement et d'agressions sexuelles dans une enquête publiée alors par Médiapart. Des faits, qui, selon ses dires, se seraient déroulés entre ses 12 et 14 ans, et qu’elle n’avait auparavant jamais évoqués par peur et par culpabilité. Par ailleurs, une fois ses accusations révélées publiquement, l’actrice s’était retirée de la sphère médiatique, afin de laisser la justice trancher . Finalement, le 17 avril dernier, le réalisateur a été condamné en appel à cinq ans de prison, dont deux ferme sous bracelet, pour agressions sexuelles sur mineur.

Adèle Haenel " soulagée " par la condamnation de Christophe Ruggia

Plus d’une semaine après la condamnation de Christophe Ruggia, ce samedi 15 avril, Adèle Haenel était l’invitée d’Aurélie Casse, dans C dans l’air. Durant son passage dans le talk-show, l’actrice (accompagnée de son avocate) a bien évidemment commenté l’affaire qui l’opposait au réalisateur. Et très vite, cette dernière s’est dite très "soulagée" par la décision de la justice. " C’est la fin d’un parcours judiciaire qui a été long et éprouvant. Un chapitre qui se referme ", a-t-elle d’abord fait savoir. Avant d’entrer dans les détails : " Je me sens chanceuse d’avoir eu droit à la justice. Comment se fait-il que la justice, la manifestation de la vérité, ne soit réservée qu’à certains ? Dans de très nombreux cas, les personnes n’ont pas l’occasion de voir leur affaire traitée en justice ."

Adèle Haenel marquée par l'affaire : " Mon enfance a été massacrée "

Durant cette prise de parole, Adèle Haenel s’est également livrée sur son enfance. Et très vite, elle a estimé que les agissements du réalisateur n’ont pas été sans conséquence… " Mon enfance a été massacrée ", a-t-elle estimé. Et d’ajouter, avec conviction : " Mais ce n’est pas de mon enfance, de mon propre chemin de guérison, dont j’ai envie de parler. J’ai envie de parler de tous les enfants d’aujourd’hui qui subissent et qui sont isolés ". Et de conclure, avec détermination : " On va me qualifier de militante. C’est vrai que je milite pour un monde où toutes les enfances soient possibles, soient protégées et vivables à l’abri de la violence, des bombes et du viol. C’est un programme politique en fait ."