Nolwenn Leroy : "Il y a quelque chose de magique dans cette soirée des Enfoirés"

Rédigé le 27/02/2026
Amandine Scherer

Le fait d’être plus de 50 artistes sur scène ne frustre jamais personne ?

Nolwenn Leroy . Pas du tout. Chaque édition est différente. Celle-ci est effectivement un peu plus "tranquille" pour moi. Il y a toujours beaucoup de tableaux, mais comme nous sommes très nombreux, la charge est mieux répartie. Finalement, on ne ressent pas vraiment de frustration : au contraire, il y a moins de pression et c’est plutôt agréable.

Que pense Nolwenn de l'arrivée de Marine et Helena aux Enfoirés ?

Parmi les nouvelles venues, certaines comme Helena et Marine ont un parcours proche du vôtre. Cela crée-t-il des liens ?

Oui, bien sûr. Ça fait chaud au cœur de les voir arriver. Elles ont déjà l’habitude des grandes scènes grâce à leur vécu, donc elles ne sont pas déstabilisées. Le plus impressionnant pour elles, c’est plutôt la mécanique du spectacle, l’enchaînement des tableaux. Mais tout le monde est très attentif et investi. Peu importe l’ancienneté, il y a toujours quelqu’un pour aider à apprendre un pas, refaire une entrée. C’est ce qui est génial. Cet esprit collectif peut parfois manquer quand on est seul sur scène.

Ce que le public ne voit pas à la télévision, c’est l’effort physique que demande chaque concert…

C’est vrai. Chaque représentation dure environ quatre heures et demie. Ce sont de grosses journées. On a très peu de répétitions sur place : tout le travail se fait en amont, que ce soient au niveau des chansons, des costumes ou de la mise en scène. Sur place, on apprend très vite, en peu de temps, et pourtant ça fonctionne toujours. Il y a quelque chose de magique dans cette soirée.

" Le plus important, c’est de récolter un maximum de fonds pour la cause "

Que se passe-t-il en coulisses ?

On se change énormément ! (Rire) On enchaîne les tableaux, on essaie de se reposer quand c’est possible. Il y a peu de temps mort. Quand on a quelques minutes, on discute, on se retrouve, on reprend des forces. C’est une mécanique impressionnante mais très bien huilée.

Avez-vous la sensation que ce grand rendez-vous a évolué au fil des années ?

Oui, beaucoup. Avant, les shows pouvaient durer près de cinq heures, avec énormément de décors grandeur nature. Aujourd’hui, les écrans permettent une mécanique plus légère et plus fluide. Le format est recentré sur les chansons, c’est bien. Le plus important, c’est de récolter un maximum de fonds pour la cause. Nous ne sommes là que pour ça.