Qu’est-ce que ce qui vous séduit tant dans cette émission ?
Lara Fabian : On se dévoile autrement. On est tous au service de l’émission, on n'est pas là pour vendre un single, un album ou un spectacle, mais pour transmettre. C'est une vitrine exceptionnelle, autant pour les Talents que pour les coachs, mais je ne suis pas là pour moi. Je sais qu’à un moment j'oublie complètement les caméras. On se découvre autrement. Par exemple, il m’est arrivé d’entendre Amel dire des choses d’une émotion rares et qu’on n’a pas toujours l’occasion de partager à la télévision et dans ces moments-là, je la redécouvrais. Le fait de devoir protéger les Talents ou de leurs dire certaines vérités nous pousse à nous dévoiler dans la meilleure version de nous-mêmes. Ça créé un lien spécial entre les coachs. On apprend davantage à connaître l’humain que l’artiste venu « vendre sa tambouille ».
Lara Fabian : "The Voice porte vraiment bien son nom"
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Que pensez-vous du cru de Talents de cette saison ?
Le niveau est tellement élevé. Il faut d’ailleurs saluer le travail de Bruno Berberes, le directeur de casting de l’émission, qui a réussi à réunir des candidats d’un niveau exceptionnel. Évidemment, ça n'a pas facilité le débat entre nous (rires). Dès les premières auditions, il y a eu des moments où ça a été très compliqué de laisser partir des gens, mais on a vraiment été gâtés. Le titre de l’émission n’a jamais été aussi juste : The Voice porte vraiment bien son nom.
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Un mot sur Tayc qui rejoint l’émission pour la première fois ?
Je trouve qu’il est ultra légitime. On a un niveau exceptionnel, mais c'est aussi arrivé que certains Talents soient déstabilisés par la pression, le stress… parce qu’il faut du courage pour se déployer devant quatre chaises tournées. Et Tayc est le genre de personne qui va le dire franchement. Je trouve cela rassurant d’entendre une part de vérité, surtout quand elle est ensuite accompagnée des mots de Florent ou d’Amel. Ça fait du bien d'avoir une part de vérité, une part de justesse, une part de bienveillance. Ça fait une sauce magnifique.
"La bienveillance n’a rien à voir avec la faiblesse"
Les débats donc plus animés cette année ?
On reste toujours bienveillants, mais être bienveillant ne veut pas dire être mou du genou. La bienveillance n’a rien à voir avec la faiblesse. La bienveillance, c'est aussi ‘veiller bien’ et dire la vérité. Et si la vérité peut parfois bousculer, elle peut aussi éveiller une prise de conscience. Je pense que c'est aussi ça, notre rôle.