Pascale de la Tour du Pin : "Le mot regret n’existe pas chez moi"

Rédigé le 03/04/2026
Amandine Scherer

En 18 ans, vous avez fait un circuit BFMTV, LCI, BFMTV, C8, Europe 1, RMC, BFMTV. Peut-on dire, Pascale, que vous avez la bougeotte ?

Pascale de la Tour du Pin. Pas la bougeotte, parce que je suis quand même restée 17 ans à BFMTV avant d’en partir la première fois. En revanche, je suis une femme de challenges et de défis. J’aime la difficulté.

Ces allers-retours ont fait couler beaucoup d’encre…

Et je n’en ai rien à faire ! Si certains s’amusent à faire des commentaires, grand bien leur fasse. Moi, ça me fait sourire. De toute façon, le mot "regret" n’existe pas chez moi.

" Animer une matinale, c’est comme le vélo : ça ne s’oublie pas "

Vous êtes donc de retour depuis le 9 mars pour coprésenter la matinale avec Mathieu Coache. Comment vous y sentez-vous ?

J’ai très vite retrouvé mes automatismes. Animer une matinale, c’est comme le vélo : ça ne s’oublie pas. C’est un tempo et un rythme particuliers que je connais très bien.

La dernière fois que vous étiez sur cette tranche horaire, sur cette chaîne, c’était il y a 9 ans…

Et le paysage a beaucoup changé. À l’époque, TF1 n’avait pas sa matinale, il n’y avait pas la concurrence des chaînes d’information, ni celle des réseaux sociaux. Le "match" ne se joue plus du tout de la même façon. La force de frappe de BFMTV, c’est d’être au contact des Français. C’est d’ailleurs pour cette raison que j’ai mis en place, depuis mon retour à l’antenne, un numéro WhatsApp sur lequel les téléspectateurs peuvent poser toutes leurs questions, demander des explications, exprimer leurs inquiétudes.

Vous revenez sur l’une des plus importantes chaînes d’information, dans une période chargée en termes d’actualité. Est-ce qu’on se sent "portée" par l’actualité ?

Oui. C’est dramatique ce qui se passe actuellement au Moyen-Orient. J’ai une mission, une responsabilité vis-à-vis des téléspectateurs. Je m’impose la même rigueur que celle que j’impose à mes équipes. Au milieu des fake news et de la propagande qui déferlent sur les réseaux sociaux, nous nous devons d’offrir aux Français une information fiable et vérifiée par des professionnels.

Quel regard portez-vous sur la venue prochaine de Sonia Mabrouk au sein de la chaîne ?

Je suis très contente de voir arriver une consœur, une journaliste de talent, reconnue, qui va porter haut les couleurs de la chaîne et de la politique pour les présidentielles. Nous avons déjà eu l’occasion d’échanger toutes les deux ; elle aussi a un parcours atypique.

Pascale de la Tour du Pin revient sur sa collaboration avec Cyril Hanouna

Trouver une chaîne en adéquation avec ses valeurs, comme le souhaite Sonia, c’est indispensable selon vous ?

Oui. Sinon, je pense qu’on est mauvais.

Vous êtes passée par la case C8 de 2023 à 2025. Quels souvenirs en gardez-vous ?

J’y ai découvert un public différent. Les moyens déployés par cette chaîne étaient colossaux. J’ai travaillé sur des émissions en public, chaque soir. Quant à Cyril Hanouna, donnez-moi le nom d’un animateur capable de déplacer 2 millions de téléspectateurs d’une chaîne à l’autre, de tenir six heures d’antenne par jour ? J’assume de dire qu’il a un talent fou. J’ai énormément appris à ses côtés.