Le Signal 149 kHz (Novo 19) - Grégory Montel : "Je trouvais génial d’aller me plonger dans ce genre d’histoire fantastique"

Rédigé le 05/02/2026
Frédérick Rapilly

Vu ce que vous affrontez dans la série, y réfléchirez-vous à deux fois avant de retourner passer vos vacances en Bretagne ? 

Grégory Montel : Vous voulez que je vous dise la vérité ? C’est ce que j’ai fait directement l’année suivante. On a tourné trois mois en 2024, à Groix et dans le golfe du Morbihan. En 2025, je louais une maison au Pouldu, près de Lorient, alors que je suis marseillais. Je n’ai donc pas été si traumatisé par cette série. Je ne l’ai d’ailleurs pas encore regardée. 

Connaissiez-vous le livre dont est adaptée la série et, plus globalement, les romans de Maxime Chattam, avant d’accepter le rôle de ce médecin qui vient s’installer avec sa femme enceinte et sa fille sur l’île fictive de Kernolé et se retrouve confronté à des morts inexplicables et des événements étranges ? 

Je vous avoue que non. J’ai arrêté de lire de la science-fiction et de la littérature de genre, assez tôt. Pour moi, cela s’était arrêté à René Barjavel (Ravage, La Nuit des temps…) que j’adore. J’en ai parlé longuement au cours d’un déjeuner avec Maxime. Il a beaucoup d’admiration pour Stephen King, mais il est aussi un immense fan de Barjavel. Je joue souvent dans des comédies, et je trouvais génial d’aller me plonger, me vautrer même dans ce genre d’histoire fantastique, en tant qu’acteur. Cela me sortait de ma zone de confort. 

Quand vous composez un personnage comme ce médecin généraliste, nommé Paul Dormeuil, un monsieur Tout-le- Monde qui veut protéger sa famille face à des événements étranges, voire surnaturels, comment vous procédez ? 

Je suis de ceux qui pensent que tout est écrit. Si je lis et relis le scénario, le personnage doit me pénétrer jusque dans mon inconscient. Je me suis un peu préparé à des scènes intenses, engagées, que je n’ai pas l’habitude de tourner. Par exemple, quand Paul s’apprête à se tirer une balle dans la tête ou que je dois jouer en visualisant une force occulte venant vers moi et s’apprêtant à me dévorer… J’ai travaillé ça chez moi devant un miroir. Tout bêtement. (Rires) 

Qu’est-ce qui vous relie à Paul ? 

Il est médecin, il a des capacités, des connaissances, une certaine suffisance et une confiance en lui. Tout ça, je n’ai pas. Ce n’est pas moi. Mais il aime profondément sa fille, comme moi j’aime mes enfants… Et il a une volonté farouche de protéger sa femme. Voilà ce qui me relie à lui. 

Vous venez de tourner le film Dix pour cent, qui prolonge la série et qui sera disponible sur Netflix, en 2026. Vous y reprenez le rôle du sympathique agent artistique Gabriel Sarda, et George Clooney y fait une apparition. Soyez honnête : quel est son vrai niveau en français? 

Vous l’avez vu aux Golden Globes ! La vérité, c’est qu’il n’est pas complètement au point. (Rires) Il est extraordinaire, mais je ne veux rien déflorer du film. Sachez juste ceci : il n’est pas dit que George ait beaucoup de répliques en français. 

Le Signal 149 kHz, jeudi 5 février à 21h10 sur Novo 19