Vous êtes-vous remis de vos émotions depuis la victoire ?
Samuel Bambi : Oui, j’ai pris quelques jours pour souffler après trois mois très intenses. On imagine une grosse fête après la finale, mais en réalité, on a juste bu un verre en loge avant de rentrer dormir (rires).
Où avez-vous mis votre trophée ?
Il est dans mon bureau, chez moi. J’ai un petit appartement, mais un jour, j’aimerais dire que j’ai une « salle des trophées » et que je l’ai posé à côté de mon Oscar, de ma Ligue des champions et de mon Super Bowl (rires).
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"Ça a été la plus belle expérience de toute ma vie"
À aucun moment ! J’ai pris les primes les uns après les autres. Même si ça fait dix ans que je suis sur scène, j’étais le moins connu de toutes les célébrités et souvent le dernier dans les sondages (rires). La seule chose dont j’étais sûr, c’était d’être capable de proposer un spectacle à la hauteur de l’enjeu. Juju et Emma n’ont pas démérité, loin de là. On s’était promis d’offrir un beau spectacle en finale, et c’est ce qu’on a fait.
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Comment qualifieriez-vous cette aventure ?
Ça a été la plus belle expérience de toute ma vie. C'était difficile, mais tellement gratifiant. J'ai découvert des choses en moi que je ne soupçonnais pas en termes de résistance et de travail. J'avais beaucoup hésité avant de faire l’émission. J'ai demandé conseil à ma famille, à des gens du métier et même à d'anciens candidats et finalement, je me suis écouté. Il n'y avait que cette vitrine pour me permettre d'exprimer des émotions que le stand-up ne permet pas.
Cette routine de répétitions/primes ne vous manque-t-elle pas ?
Si, j'ai vécu ça comme une colonie de vacances. Il y avait vraiment une ambiance fraternelle où tout le monde s’entraidait. Ça me rappelle mes débuts dans la troupe du Jamel Comedy Club. À la différence que là, on devait rendre une copie tous les vendredis devant des millions de téléspectateurs. Ce qui a rendu cette aventure encore plus vertigineuse et sacralisait nos journées.
"Ana Riera m'a fait tomber amoureux de la danse"
Quelle relation avez-vous développée avec votre partenaire Ana Riera ?
Dès le départ, on s’est adorés, le feeling a été immédiat. Pour moi, c’est la plus grande danseuse de France. Elle a fait un travail exceptionnel. Elle m’a fait tomber amoureux de la danse. Pourtant, la première semaine de répétitions a été difficile, parce que je n’étais pas habitué à danser autant. Elle m’a raconté qu’au bout du troisième jour, elle est rentrée chez elle et a pleuré. Ça m’a déprimé. Je me suis dit : "Je vais être ridicule"… Mais on s’est vite remotivés pour viser l’excellence. On est vraiment devenus des petites machines. Je me suis mis dans un mood de sportif de haut niveau : j’ai changé mon alimentation, j’ai fait de la cryothérapie, des séances de kiné, je répétais tout le temps. Et ça a payé.
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Lors des primes on a pu aussi découvrir votre côté sensible. Vous êtes-vous étonné ?
Oui, car je suis assez pudique. Je peux pleurer en écoutant du Pavarotti ; en revanche, il ne fallait pas compter sur moi pour travestir mes sentiments à des fins marketing. La première semaine, la production a voulu ramener ma mère en loge. Pour la blague, j’ai failli inviter une comédienne à la place et piéger TF1, mais ça aurait vexé ma mère (rires).
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Samuel Bambi en mode Machine
D’où vous vient ce goût de la scène ?
Toute ma famille est hilarante ! J’ai baigné dans les sketchs de Gad Elmaleh, Jamel Debbouze, Elie Kakou… Dès l’âge de 5 ou 6 ans, je savais que je voulais faire ça. L’humour est venu un peu plus tard, vers 17 ans, quand j’ai commencé à me produire dans des cafés-théâtres, avant de rejoindre le Jamel Comedy Club.
Parlez-nous de votre spectacle Machine* ?
J’incarne "un loser magnifique", qui pense qu’il peut tout réussir dans la vie et qui, au terme d’un long périple, va se rendre compte qu’il n’est pas la machine qu’il pense être. C'est aussi une leçon de vie qui me rappelle de toujours rester humble.
L’exposition sur TF1 a-t-elle eu un impact sur l’affluence ?
Oui, on remplissait déjà les salles, mais ça a accéléré les choses. La fête n'en sera que plus grande. On m’a aussi proposé plusieurs projets ciné et télé, mais j’en parlerai plus tard.
* Machine, en tournée dans toute la France et à la Cigale les 20, 21 et 22 novembre 2026.