“J’assume ce que je dis” : Philippe Etchebest nous répond franchement sur l’étiquette de chef “dur mais juste” qui lui colle à la peau (EXCLU)

Rédigé le 30/01/2026
Kahina Boudjidj

Vous êtes de retour dans cette nouvelle saison de Top Chef, c’est une évidence pour vous ? 

Philippe Etchebest : Oui, quelque part. C'est vrai qu’on termine une saison avec déjà l'objectif d'en entamer une autre. C'est plutôt cool. Et c'est vrai qu'on passe à chaque fois des moments exceptionnels. 

Philippe Etchebest : " On est toujours aussi exigeant"

Qu’est-ce qui vous donne envie de revenir après tant d’années ? Avez-vous des doutes ? 

Non, franchement, il n'y a jamais eu de doute. C'est toujours un plaisir de retrouver les autres membres de jury. On s'entend super bien, on prend beaucoup de plaisir, on s'amuse beaucoup. Et puis surtout, on découvre énormément de choses et de jeunes talents, de jeunes cuisinières, cuisiniers en devenir, qui apportent à chaque fois leur lot de surprises. 

Votre regard a-t-il changé au fil des saisons vis à vis des candidats ? Êtes-vous plus ou moins exigeant ? 

On est toujours aussi exigeant (rires). Il se trouve que c'est vrai que les saisons se suivent mais ne se ressemblent pas parce que les candidats changent déjà. Ensuite, c'est vrai que les candidats évoluent avec l'expertise qu'ils peuvent se faire au fil des saisons. C'est vrai qu'ils ont des approches hyper pointues, ils sont vraiment aguerris à Top Chef maintenant. 

Qu’est-ce qui vous touche le plus, un plat spectaculaire pas forcément abouti mais créatif ou un classique bien maîtrisé ? 

Dans Top Chef, tout est important. Ce qui est bien dans ce concours, c'est qu'on mesure toute la palette, à la fois créative mais aussi technique des candidats. C'est important. Je pense que pour réussir et pour être un très bon chef, il faut vraiment avoir la possibilité et la capacité de maîtriser beaucoup de choses.

"J'assume ce que je dis, ce que je fais" : Le chef nous répond sur cette étiquette qui lui colle à la peau 

L'image d'un chef "dur mais juste" vous colle à la peau. Est-ce que ça vous convient ? 

Moi, tout me convient (rires). Je n'ai pas de problème avec ça. J'assume ce que je dis, ce que je fais. Alors oui, peut-être que je suis dur mais effectivement, c'est toujours pour faire avancer. Après, ça dépend comment on entend le côté dur. Si c'est de dire les choses, dire la vérité, c'est dur, oui je suis dur mais ce n'est pas en faisant croire, qu'on arrive à obtenir des résultats. 

Quel conseil auriez-vous aimé avoir quand vous étiez un jeune chef ? 

Je pense que j'ai souvent eu de bons conseils globalement parce que ça m'a servi aujourd'hui mais en tout cas, le conseil que je pourrais donner à un jeune, c'est surtout d'être persévérant, de ne jamais lâcher, même devant la difficulté, même devant l'échec, ne jamais baisser les bras et toujours essayer d'aller au-delà de tout ça pour progresser, pour être le meilleur. 

Qu’est-ce que votre expérience dans Top Chef vous a appris sur vous-même hors de vos cuisines ? 

On apprend des choses sur soi chaque jour que Dieu fait (rires). On doit faire face à des situations qui ne sont pas toujours forcément prévues donc on doit s'adapter. Je pense que l'expérience y est pour beaucoup aussi car c'est vrai que les réactions que je peux avoir aujourd'hui par rapport à ce que j'aurais pu avoir dans le même schéma il y a 20 ou 30 ans sont différentes. Je n’aurais peut-être pas eu la même analyse et la même action. Chaque difficulté qu'on peut rencontrer amène son lot de nouveautés dans la réflexion.

Il n’y a plus de brigade dans la nouvelle saison de Top Chef donc plus de compétition entre les chefs pour la victoire ?

La victoire réelle, elle est sur chaque Top Chef. Pour moi, le fait qu'on puisse accompagner des jeunes cuisinières et cuisiniers, c’est déjà une victoire je trouve. Vous apportez votre lot d'expériences pour faire grandir ces jeunes et ça, en soi, c’est une victoire !

Top Chef, saison 17, bientôt sur M6