Vous jouez Le Syndrome du papillon depuis 2021. On est en 2026. Qu’est-ce qui a changé dans ce spectacle avec le temps ?
Élodie Poux : J’ai commencé toute seule avec une chaise sur scène. Maintenant, je me promène avec quatre semi-remorques et douze régisseurs. Oui, on peut dire que le spectacle a un peu évolué. (Rires) Je passe mon temps à enlever, puis rajouter des choses. En coulisses, j’ai un régisseur qui note sur un petit cahier orné d’une licorne des impros que je fais sur scène, sinon j’oublie. Après coup, je regarde et je vois ce que je garde… ou pas.
Comment avez-vous eu l’idée du sketch, Le Zombie Comedy Show, où vous êtes Richard, un humoriste très content de lui ?
Je suis fan de séries postapocalyptiques comme The Walking Dead. Pendant le confinement, je me suis demandé à quoi je servais si je ne pouvais plus monter sur scène. J’en suis venue à cette idée de Zombie Comedy Show. J’avais aussi imaginé ce que pourrait donner un spectacle d’humour en Corée du Nord. Et ce personnage de Richard, hyper autosatisfait, c’est un concentré de tout ce que j’ai vu et que je n’aime pas dans le stand-up.
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Non… Ah, si ! Récemment, j’étais l’invitée de Michel Drucker, et Majid est venu dans l’émission. Quand on est passés au milieu des chasseurs d’autographes qui guettent à l’entrée et à la sortie, j’ai entendu : « Mais qui c’est qui garde l’épicerie, alors ? » Et je ne sais pas si c’était du premier ou du second degré. (Rires)
Dans Le Syndrome du Papillon, votre humour est assez noir, mais vous désamorcez le côté malaisant de vos sketchs d’une boutade. Comme Pierre Desproges, vous aimez tirer sur l’élastique pour voir jusqu’où iront les rires ?
Oui, j’aime bien creuser dans cette direction. Parfois, je suis surprise des bonnes réactions du public. Pierre Desproges, je suis trop jeune pour l’avoir écouté, mais j’ai lu ses livres à la maison (Chroniques de la haine ordinaire, Vivons heureux en attendant la mort…). À petites doses. Je n’avais pas toujours toutes les références.
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Sur scène, vous faites également allusion à la série La Petite Maison dans la prairie. Avez-vous réellement regardé les deux-cent-quatre épisodes ?
Bien sûr ! On a déjà tenté de me piéger. Impossible ! Vous me faites écouter juste un miniextrait, et je peux vous donner la saison et même l’épisode dont il est tiré. Sans me tromper… Si vous cherchez à me définir, voilà ce qu’il faut savoir : je suis une fan inconditionnelle de The Walking Dead et de La Petite Maison dans la Prairie . (Rires)
Scènes de ménages sur M6, jurée dans Mask Singer sur TF1… C’est quoi la suite ? Danse avec les stars ? The Voice ?
J’ai passé le casting de Danse avec les stars et j’adorerais tellement le faire, mais je manque de temps. Plus tard… Quant à The Voice , par respect pour le public et la musique, mieux vaut que je m’abstienne ! (Rires)
Le Syndrome du papillon, jeudi 12 mars à 21h10 sur M6