Selon vos propres dires, vos goût musicaux vous portent plutôt vers Nicole Croisielle ou Michèle Torr. Comment se fait-il qu'on vous retrouve à la coprésentation des Victoires de la musique classique ?
Alex Vizorek : Je pense que le fait de n'être pas complètement du sérail a dû jouer. (Rires) Ce qui change par rapport aux Molières que je connais un peu, c'est que Les Victoires de la musique classique sont conçues comme un grand spectacle, plus qu'une cérémonie de remise de prix, avec notamment la présence de l'Orchestre national de Bretagne, puisque l'émission est diffusée en direct depuis Brest. On y entendra aussi le chanteur gallois Bryn Terfel, qui est une figure de l'art lyrique, mais aussi les sœurs Labèque au piano à quatre mains. Je m'en réjouis d'avance. Cette cérémonie, c'est comme une porte ouverte pour faire découvrir la musique classique. Et moi, ça m'intéresse. Mon premier sketch qui a eu du succès portait sur un joueur de cymbales avec des références à Maurice Ravel et Antonin Dvorák. Je ne débarque donc pas complètement en terrain inconnu. Aux Victoires, ils ont dû se dire: « Ah, tiens, il s'y connaît un peu le Alex ! » Ce qui est un peu faux. (Rires)
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Pas complètement, non plus…
Non, plus jeune, j’ai fait Pierre et Le Loup (Sergueï Prokofiev). Ce qui m’a amené à rencontrer quelques chefs d’orchestre. J’ai collaboré avec l’Orchestre national de Lille, celui de Toulouse… A un moment, je suis devenu « le comique du classique. » Et aujourd’hui, point d’orgue, je me produis depuis deux mois avec un spectacle complet qui s’appelle Je n’aime pas le classique mais avec Alex Vizorek, j’aime bien. Je suis accompagné sur scène par un ensemble de six musiciens qui jouent du Brahms, du Saint-Saëns.
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Comment avez-vous été approché par les organisateurs de cet évènement ?
J’avais déjà remis deux fois un prix par le passé. Ils m’ont appelé en me disant qu’ils avaient un problème cette année puisque Stéphane Bern, le titulaire de la case, qui présente d’habitude la cérémonie risquait d’être très occupé par Danse avec les stars. Ils m’ont demandé si j’étais d'accord pour faire l’intérim. J’ai dit oui.
Comment allez-vous vous répartir les rôles avec Clément Rochefort ?
On se connaît déjà un peu. On a déjeuné ensemble. Je serais l’Auguste, le naïf, et il sera la caution, l’expert, le sachant. J’essayerai d’amener du décalage, quelques épices, de l’humeur et de l’humour. J’ai envie d’être dans la pédagogie, comme le fait déjà Stéphane Bern. Je voudrais que les gens qui zappent et tombent sur moi, aient envie de rester, de regarder et d’écouter.
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Peut-on s’attendre à des surprises, genre JoeyStarr venant remettre un prix ?
Je ne maîtrise pas ce genre de choses mais je laisse la porte ouverte. Le seul problème, c’est qu’on sera à Brest (Rires). A titre perso, j’en suis ravi mais c’est loin de Paris.
Cela pourrait être des « locaux » comme Miossec, Yann Tiersen ou Denez Prigent…
Ah, ça, ce serait chouette !
Les 33e Victoires de la musique classique, vendredi 20 mars à 21h10 sur France 3