La place de chacun des enfants dans une famille : ce thème avait-il une résonance particulière pour vous ?
Arnaud Ducret Oui et non. Je n’ai qu’une sœur, et chacun a toujours su trouver sa place. Même s’il y a eu des engueulades, on s’est toujours soutenus mutuellement. Elle est la première à se réjouir de ma réussite. Les relations compliquées, je ne connais pas, mais cela résonnera pour plein de gens. La famille, ce n’est jamais anodin, a fortiori quand il est question d’argent !
Que vous inspire la décision de vos parents de fiction (Miou-Miou et André Dussollier), qui ont gagné le gros lot et ne veulent rien donner à leur progéniture ?
Je m’inscris à l’opposé. La vie est courte, l’argent, c’est quand même la liberté. Certes, il ne faut pas faire n’importe quoi, il est important d’en connaître le prix et rien n’est plus gratifiant que de le gagner soi-même, mais, pour moi, la vie, c’est le partage.
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Qu’avez-vous le plus à cœur de léguer à votre fils ?
La gnaque, le respect et la positivité. Je le lui répète en permanence : donne aux gens l’envie d’aller vers toi. Ça m’a sauvé plein de fois.
Au cœur de Chers parents, il y a le rapport à l’argent : en parler vous gêne-t-il ?
Pas du tout. Même si je viens d’un milieu modeste, je n’ai aucun complexe et zéro a priori sur le sujet. J’ai travaillé pour en gagner et je suis conscient de ma chance. L’argent tout seul, c’est ennuyeux. J’adore en faire profiter ceux que j’aime.
Chers parents est à l’affiche le 25 février. Vous êtes au Théâtre des Nouveautés, à Paris, dans Cochons d’Inde, et sur TF1, le 2 mars, dans Papa malgré lui (voir page 43) : acteur tout-terrain, c’est votre ADN ?
Complètement. Rien ne me rend plus heureux que le moment où je suis face à un ou une partenaire, sur scène ou devant la caméra. Multiplier les terrains de jeu est une chance et une sécurité.
Est-ce parce qu’il n’y a pas d’interaction que vous avez arrêté le one-man show ?
Exactement, je n’ai plus envie d’être seul face à moi-même. Ce que j’aime le plus, c’est la troupe, parce que je viens de la comédie musicale. La scène, oui, mais plus tout seul.
À quand une comédie musicale ?
J’ai été approché, mais rien de concret pour l’instant. J’avoue qu’un petit Chicago , ça ne me déplairait pas.
L'interview d'Arnaud Ducret est à lire en intégralité dans le nouveau magazine Télé 7 Jours. Disponible dans les kiosques dès ce lundi 23 février.