Isack Hadjar annonçait la couleur, à quelques semaines du Championnat du monde 2026, qui débute aujourd’hui, à Melbourne, en Australie : « Mon objectif, cette saison, est de gagner ma première course… au moins. » L’année dernière, déjà, à 20 ans, 11 mois et 3 jours, il devenait le plus jeune Français de l’Histoire à signer un podium en Grand Prix. C’était en août, à Zandvoort (Pays-Bas).
Depuis, tout s’est accéléré pour le pilote, engagé par Red Bull Racing , écurie du Néerlandais au tempérament explosif, Max Verstappen . Pas de quoi inquiéter Yassine, le papa d’ Isack , un physicien d’origine algérienne, lui-même ancien coureur amateur. Filmé pour la série documentaire de Canal+, Team Hadjar, ce dernier confie, devant une photo de Verstappen et de son fils : « Ça fait quand même bizarre. Max, la légende… C’est la meilleure chose qui puisse arriver à Isack. Avoir à ses côtés le meilleur, il n’y a pas mieux pour apprendre. Depuis le début de sa carrière, il n’a hésité à sauter les étapes. Il le faisait à 7, 8, 9, 10 ans. Alors, à 21 ans, je pense qu’il est suffisamment armé pour se défendre. »
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Entre un Hadjar ambitieux et l’enfant terrible des circuits, aucun risque d’étincelles, vraiment ? Julien Fébreau , voix de la F1 sur la chaîne cryptée, rassure : « I sack a compris que, dans un laps de temps court, Max serait très difficile à battre, de par son expérience au sein de l’équipe et sa plus complète maîtrise du pilotage. À lui d’appliquer son comportement sur la piste, en fonction de ces paramètres. L’un et l’autre sont intelligents et ont tout intérêt à travailler ensemble, pour faire progresser l’écurie. Surtout avec des voitures aussi nouvelles (plus petites et plus légères, ndlr), et des règlementations aussi jeunes (le partage thermique-électrique du moteur passe d’un rapport de 80 %/20 % à 50/50, utilisation d’ailerons orientables à distance…). »
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Le perfectionnisme du jeune prodige lui vaut le surnom de « petit Prost ». « Un qualificatif qu’on doit à Helmut Marko (ancien boss du programme Red Bull Junior Team, qui avait repéré Isack, pour l’y intégrer), rappelle Margot Laffite , autre visage de la F1 sur Canal+ : « C’est vrai qu’ils se ressemblent un peu, physiquement, avec Alain… Peut-être aussi dans leur implication et leurs retours techniques, avec les équipes. » Bien que fan d’ Ayrton Senna , le champion en herbe voue un grand respect à Prost. Il lui a d’ailleurs fait cadeau d’un casque, dont le design rendait hommage à son aîné. Geste qui a particulièrement touché l’ultime Français champion du monde de F1. « Je n’avais que celui d’Ayrton, jusqu’à présent », concède « le professeur », qui a même adoubé le nouvel espoir tricolore de sa discipline : « Au début, quand tu arrêtes de courir, tu n’as pas très envie qu’un Français soit champion du monde. Mais là, trente ans après, ça me ferait un plaisir immense . » Pas tant qu’à Isack, dont la passion pour ce sport est née d’un film d’animation : « Cars est sorti quand j’avais un an et demi. J’ai grandi avec Flash McQueen. Il était mon héros. »
Grand Prix d’Australie, dimanche 8 mars à 5h00 sur Canal+