Samuel Bambi à la tête de son gala d'humour à Lillarious : "Le public du Nord est toujours très généreux"

Rédigé le 03/02/2026
Aurélien Gaucher

Lundi 2 février. Au théâtre Sébastopol, Samuel Bambi présente le premier de sa série de trois galas (les 2, 3 et février), intitulé pour l'occasion "De rien Lille !", dans le cadre du festival d'humour Lillarious . L'artiste de 32 ans, au top de sa forme, est entouré d'autres humoristes venus régaler le public venu en masse. Au programme : Elsa Barrère, Nadège 100 gêne, Nico en vrai, Fiona G, Sofiane Soch, Anas Hassouna, Sara Connard, Lotfi Abdelli ou encore Jean-Benoît Diallo. Après une première réussie, rencontre avec Samuel Bambi, qui jongle entre ses activités sur scène et ses entraînements pour la saison 15 de Danse avec les stars (TF1).

Comment avez-vous abordé la création de ce gala "De rien Lille !" ?

On m'a approché il y a trois mois pour me proposer cet exercice. Les équipes du festival de Montreux, qui ont créé ce Lillarious , sont venues vers. Pour tout comédien ou humoriste, c'est un peu une consécration d'avoir son gala, de pouvoir y aller avec son univers et sa propre équipe. Forcément, quand on te le propose, il faut foncer. On a construit quelque chose qui me correspond le plus, avec ce que je peux proposer dans mon spectacle : du chic mais avec un côté ringard et looser, tout en voulant mettre des nœuds papillons et des paillettes.

Est-ce facile de créer une cohérence entre différents artistes ?

On a choisi des humoristes avec qui l'on a une affinité à l'extérieur, mais aussi sur scène. C'est important de créer une cohésion. Franchement je suis content, sur le premier soir, tout le monde a tiré son épingle du jeu. On a préféré misé sur des "passe-plats" plutôt que sur de véritables intersketchs. J'ai été à cette place d'être "juste" un humoriste dans un festival. On a déjà tellement la pression de faire un bon sketch... On n'a pas voulu en rajouter.

Le public a été très réceptif, dès les premières minutes...

C'est aussi la spécificité du public du Nord, qui est toujours très généreux. C'est bien pour ça que j'ouvre le gala en disant : " Ce n'est pas par hasard que le plus grand festival d'humour francophone (Montreux) se délocalise à Lille ".

Comment gère-t-on l'approche avec le public dans le cadre d'un festival ?

Ça passe forcément par assumer son univers. Il y a des gens qui peuvent nous découvrir, alors qu'ils sont venus spécialement pour un des artistes du gala. Ils ont l'agréable surprise de découvrir d'autres personnes. C'est un exercice périlleux de devoir en permanence séduire un public qui ne te connait pas. C'est ce qui fait qu'on se perfectionne à chaque fois.

Les réseaux sociaux sont devenus une arme très puissante pour les humoristes aujourd'hui...

L'impact est monstrueux. Moi, j'ai mis du temps à être à l'aise avec ça. Mais une fois qu'on considère plus les réseaux sociaux comme un outil plutôt que la vie réelle, on en fait une force. Je pense que tous les artistes qui savent les manier avec brio, et récurrence, ont un résultat très important. On vit dans une ère d'abondance en tant qu'humoriste. Si l'on est avec un minimum de talent, de drôlerie, et que l'on est assidu, il y a toutes les chances de faire une carrière. Ça serait bête de se priver d'être dans la poche des gens.

Quels artistes vous ont inspiré ?

Les premiers spectacles de Gad Elmaleh, les spectacles de Florence Foresti, des Inconnus, d'Elie Kakou... C'était du show. Il y avait des touches de stand-up, mais il y avait aussi des costumes ou des personnages. Je pense que naturellement tout ça transpire dans ce je fais.