Retrouver toute la bande de la série, c’est comme rentrer à la maison après une longue absence ?
Gwendoline Hamon : Complètement ! C’est une famille et on connaît très bien nos personnages, ce n’est donc pas la même tension que pour un autre projet. Mais il y a un autre enjeu : continuer à faire plaisir au public et à le surprendre !
Ce nouvel épisode, Un homme parfait, diffusé ce soir, nous plonge dans le quotidien d’une caserne de pompiers…
C’est un monde, un peu brut, d’hommes et de sauveurs. Cet épisode évoque la sensibilité d’individus censés soigner les autres et être forts. Mais ce sont des hommes et des femmes avant tout. Ici, les pompiers doivent se sauver eux-mêmes. Les épisodes suivants partent davantage en comédie.
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Cassandre et Roche (Alexandre Varga) vont-ils enfin s’avouer leurs sentiments ?
Vous pensez vraiment que je vais répondre à cette question ? (Rires) Plus sérieusement, il y a de toute façon une demande claire des scénaristes, de la production et de la chaîne pour qu’il se passe des choses. Je sais que des téléspectateurs en ont marre, mais jouer au chat et à la souris, c’est le propre de ce type de série. S’ils couchent ensemble, sont fous amoureux et se marient demain, il n’y a plus d’enjeu. Mais il va se passer plein de choses dans cette saison…
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Le lieutenant Jean-Paul Marchand (Dominique Pinon) envisage de prendre sa retraite pour aider des jeunes. Et vous, qu’aimeriez-vous faire après la comédie ?
J’ai la chance de faire un métier qui me plaît. Ma grand-mère, qui était metteuse en scène de théâtre, ne s’est jamais arrêtée. Moi, je n’ai pas envie de trouver une date butoir pour me reposer. Parfois, je ne joue pas pendant deux mois, mais j’écris beaucoup, sans publier, car tout n’est pas bon à lire. J’ai écrit un livre (Les Dieux sont vaches, 2015, ndlr) sur la mort de ma mère. Je l’ai publié deux ans après sa disparition, parce que je craignais d’oublier les détails ou ce que j’avais ressenti les trois derniers mois de sa vie. L’écriture a été une thérapie et une révélation. J’ai compris que c’était l’inverse de mon métier. Quand on est actrice, on dépend du désir et du jugement des autres. Quand on écrit, c’est un moment avec soi-même : il y a une grande liberté et on ne se bride pas.
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Faites-vous lire à quelqu’un ce que vous écrivez ?
Non… Je me relis par moments et c’est drôle. Je suis retombée récemment sur des choses écrites il y a une dizaine d’années : certaines ne sont pas mauvaises, mais d’autres sont à ch**r ! (Rires)
La fiction est particulièrement touchée par les mesures d’économies de France Télévisions (140 millions d’euros prévus en 2026). Êtes-vous inquiète pour l’avenir de Cassandre ?
Je suis inquiète pour les sociétés de production indépendantes qui se cassent la figure. Beaucoup de techniciens, de scénaristes et d’acteurs travaillent moins, voire plus du tout. Je suis aussi inquiète pour le service public, qui est très décrié en ce moment. Je comprends qu’il doit rendre des comptes et être exemplaire, mais sa disparition serait très grave. Quand la culture se casse la gueule dans un pays, c’est très mauvais signe…
Cassandre, samedi 28 février à 21h10 sur France 3