
Genre : Jazz
Festival : Saint Jazz Cap Ferrat
Salle : Prom. des Fossettes, 06230 Saint-Jean-Cap-Ferrat
Prix : 40.00€ > 45.00€
Cécile BROCAS
“That was a dream”
1ère partie
Cecile Brocas - voix
Fred Nardin - piano, arrangements
Raynald Colom - trompette
Inor Sotolongo - percussions
Viktor Nyberg - contrebasse
Romain Sarron – batterie
Avec That Was A Dream, son premier album, la chanteuse Cécile Brocas livre un projet d’une rare délicatesse.
Enregistré à un moment charnière de sa vie, alors qu’elle s’apprêtait à devenir maman, son disque porte une émotion singulière qui imprègne chaque interprétation. Entourée d’une équipe de musiciens d’exception, dont le pianiste Fred Nardin et le trompettiste catalan Raynald Colom, Cécile Brocas revisite avec élégance et sensibilité un répertoire qui lui est cher. Au fil des morceaux, les grands standards du jazz dialoguent avec les mélodies intemporelles de Michel Legrand où d’Henri Salvador, en passant par des compositions originales signées Philippe Powell et Jesse Harris
André MANOUKIAN
La Sultane en duo, avec Mosin Kawa
aux tablas indiens
2ème partie
André Manoukian- piano
Mosin Kawa – percussion – tabla
La musique possède ses cycles et ses ritournelles. Elle est faite d’obsessions. Celles qui imprègnent les disques d’André Manoukian se cartographient entre les continents du Caucase et de l'Orient. Avec La Sultane, le pianiste poursuit l’exploration, lancée depuis cinq albums, de ses racines arméniennes.
Après Anouch (2022), dédié à sa grand-mère rescapée du génocide arménien, André Manoukian poursuit ses hommages à sa famille. « “Ma sultane”, c’est ainsi que ma mère appelait ma petite soeur avant de la dévorer de baisers » confie le musicien. « Les garçons s’entendaient murmurer : “mon Pacha”. Des mots turcs pour exprimer l’amour débordant des mères arméniennes pour leurs enfants. » Les frontières qui divisent et font des peuples des ennemis : le pianiste les saute. C’est sans doute pour cela qu’il se réfugie dans le jazz qu’il qualifie comme « la musique des exilés ». Avec La Sultane, André Manoukian expérimente. Il questionne les genres de l'improvisation, du jazz, des musiques traditionnelles, sacrées, et du classique en s’accompagnant de l’Orchestre Appassionato, dirigé par Mathieu Herzog. Il cherche les notes, tourne autour et dialogue avec. « L’album est plus rythmique que les précédents, distingue-t-il. Grâce à Mosin Kawa, prodige des tablas, des percussions du Nord de l’Inde, qu’il a appris à 3 ans. » Depuis plusieurs années, le pianiste s’accompagne du percussionniste indien. « Il a fait partie du processus de composition. J’ai écrit seul au piano puis on a développé
les rythmes ensemble », explique André Manoukian.
Cet amoureux des voix entend dans les tablas « un instrument bavard». Les notes se chantent avant d’être jouées. Tout au long de l’élaboration de La Sultane, les deux musiciens ont dialogué, comme ils le font sur scène. Ils se répondent par touches, à la manière de compositeurs impressionnistes comme Debussy.

