Je sais pas (France 2) - Lola Dewaere : "Les réseaux sociaux peuvent être aussi agréables que très durs"

Rédigé le 06/04/2026
Camille Sanson

Choix inhabituel, vous avez lu l’ouvrage dont est adaptée la minisérie en cours de tournage…

Lola Dewaere Je n’avais pas l’intention de le lire, car je ne voulais pas être influencée par l’œuvre originale, surtout que la série s’en éloigne dans la deuxième partie. J’avais aussi tellement été déçue par des adaptations dont j’avais lu les livres. Finalement, la curiosité m’a piquée, et je m’y suis plongée pendant que je tournais. C’était encore plus casse-gueule. (Rires) C’est là où je me suis rendu compte de tout ce qu’apportait le réalisateur Fred Grivois. C’est tout lui, mais en respectant le travail de Barbara Abel.

Comme tous les personnages de la série, Camille, que vous incarnez, cache de nombreuses failles derrière l’image de la mère et de l’épouse parfaites. C’est ce qui vous a plu ?

Précisément, oui ! Je trouve intéressant de traiter même les pires des personnages. Pourquoi sont-ils devenus comme ça ? Il y a toujours une histoire derrière. Rien n’est jamais tout blanc ou tout noir. C’est ce que traite Barbara Abel dans ses romans : la face cachée de chaque être humain.

" Les réseaux sociaux peuvent être aussi agréables que très durs "

Votre personnage vit un paradoxe : elle se méfie de sa propre fille. Comment avez-vous abordé cette opposition ?

Je ne suis pas mère. Consciemment ou inconsciemment, je m’en suis servi pour les moments où Camille a des doutes et qu’elle doit se détacher complètement de son rôle de mère pour tenter d’avoir un avis objectif sur sa fille.

L’année dernière, vous vous étiez éloignée des réseaux sociaux, sur lesquels vous êtes habituellement très active. Pourquoi ce choix ?

Je suis quelqu’un de très engagée. À un moment donné, c’était devenu beaucoup trop chronophage. Et, en même temps, c’était un crève-cœur, car ça me plaît de discuter avec les gens. C’est aussi une étude sociologique pour moi. Les réseaux sociaux peuvent être aussi agréables que très durs. Mais il ne s’agissait que d’une petite pause !