Thalassa, aventures extrêmes (France 5) - Diego Buñuel, plonge au coeur des fjords islandais

Rédigé le 27/04/2026
Frédérick Rapilly

Il y a des expériences plus agréables que de s’immerger dans une eau à 5 °C en short de bain, mais quand on est le présentateur de Thalassa , il faut parfois payer de sa personne. Pour ce nouvel épisode, Diego Buñuel est parti en équipe réduite dans l’Atlantique nord, du côté de l’Islande. Son idée ? Découvrir de visu et filmer cette île d’un peu moins de 400 000 habitants, dont la particularité est d’être comme posée sur la ligne de fracture de deux plaques tectoniques, la plaque Amérique du Nord et la plaque Eurasie. Un endroit qui vit donc au rythme des pulsations de la Terre et de la mer.

Premier exemple que découvre Diego au volant d’un 4x4 de location ? Le port de Grindavík dans le Sud-Ouest de l’Islande. Le paysage est lunaire. Une mer de lave grise, noire et granuleuse a tout dévoré sur son passage. Là, les fondations d’une grande maison apparaissent encore avec des restes de mobilier. Plus loin, la route bitumée ne mène plus nulle part, cernée par la lave aujourd’hui refroidie. En 2023, à la suite d’une activité sismique intense, l’état d’urgence était décrété par les autorités islandaises et les 4 000 habitants de Grindavík devaient évacuer face aux risques d’une éruption volcanique. Aujourd’hui, il ne reste qu’une cinquantaine de personnes mais l’endroit, inhabitable, est devenu une ville fantôme.

Comme l’explique un des derniers habitants de Grindavík à Diego, il n’y a pas grand d’autre chose à faire que fuir ou s’adapter. Pour essayer de contenir la lave et l’empêcher notamment de submerger la centrale géothermique de Svartsengi qui alimente Reykjavik, la capitale, en électricité, une immense digue a été construite et continue d’être renforcée. Le chantier est phénoménal, mais à l’échelle des volcans environnants, le Fagradalsfjall ou le Svartsengi, tout cela est dérisoire. 

HISTOIRES D’EAUX 

Deuxième exemple de cette singularité de l’Islande. De l’autre côté de l’île, dans le fjord d’Eyjafjörour, Diego retrouve un trio de plongeurs locaux expérimentés, qui, après l’avoir testé en l’emmenant se baigner dans une mer à 5 °C, vont l’entraîner, équipé d’une combinaison de plongée adaptée au froid, dans deux endroits incroyables. D’une part, une sorte d’étroit canal rempli d’une eau glacée et transparente dont chacune des rives est la partie visible des deux plaques tectoniques qui traversent et scindent l’Islande. Et d’autre part, aux abords d’une immense cheminée hydrothermale, celle de Strytan (photo), à plusieurs dizaines de mètres de profondeur.

C’est l’une des seules accessibles aux plongeurs, les autres cheminées connues se trouvant généralement entre 1 000 et 6 000 mètres de profondeur. Erlendur Bogason, un des Islandais accompagnant Diego, explique que l’eau douce qui en jaillit est à 72 °C et qu’elle provient du magma terrestre. C’est dans ce genre d’environnement, riche en minéraux, que la vie se serait développée voilà des millions d’années. Mais ça, c’est une autre histoire… 

Thalassa, aventures extrêmes, lundi 27 avril à 21h05 sur France 5