Sur scène, vous êtes Petra, une drag-queen dont vous dites qu’elle est « la version augmentée » de vous-même. Vous y confiez vos peines de corps et de coeur. Jouer ce spectacle vous fait-il du bien ?
Marlène Schaff Il est évidemment thérapeutique. Je l’ai écrit en 2019 au moment où je faisais une psychanalyse. Quand on est une personne sensible et émotive, ce métier peut vous écorcher et, à force d’écorchures, je n’avais plus la force de monter sur scène. Aujourd’hui, chaque représentation est une victoire, mais me donne quand même la sensation d’être Sisyphe.
Quelles ont été vos inspirations ?
Pour la première fois, je me suis inspirée de moi ! (Rires) J’ai passé tellement d’années à vouloir faire plaisir, qu’il était temps que je pense à moi. J’avais intégré qu’on ne voulait de moi nulle part et je m’épanouissais différemment, en tant que prof. J’écrivais juste pour aller mieux, pas pour en faire un show. Puis l’envie de remonter sur scène s’est imposée comme une question de survie.
" On m’a proposé de me mettre dans la lumière "
Avez-vous souffert de cette mise à l’écart du métier ?
Oui, mais j’ai la chance d’être née avec cette âme d’artiste. Un jour que j’avais une peine de coeur, j’avais écrit une chanson et l’avais fait écouter à mon père. Il en avait conclu : « Tu vois, ce qui est bien quand tu es artiste, c’est que tu transformes le laid en beau ! » Et j’ai réalisé que là était mon atout : transformer mes échecs en source de création positive.
Star Academy vous a-t-il également fait du bien ?
Ça a changé beaucoup de choses. Jusque-là, j’évoluais dans l’ombre en tant que répétitrice de The Voice et The Voice Kids . Là, avec Star Academy , on m’a proposé de me mettre dans la lumière, de montrer mon travail, ne plus être en coulisses. Ça m’a donné confiance en moi et, rien que pour cela, je ne remercierai jamais assez ce programme.
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