Marseille, une symphonie urbaine (France 5) - Mosimann : "Je rêve de créer le track de ses rêves pour Céline Dion"

Rédigé le 01/05/2026
Adeline Quittot

André Manoukian se rend dans la cité phocéenne où, au fil des rencontres, il recueille cette matière brute qui est ensuite confiée à Mosimann. L'artiste transforme voix, accents, rires et musiques pour en faire une oeuvre. Il métamorphose le chaos en harmonie et fait surgir la symphonie urbaine de Marseille.

UN POÈTE URBAIN NOMMÉ MOSIMANN

"Cela faisait longtemps que j’avais envie de collaborer avec André Manoukian . Il a cette magnifique faculté à mettre des mots sur des notes et ce talent me fascine", confie Mosimann. "Je suis tombé amoureux du projet de ce film, qui rassemble tout ce que j’aime à savoir des moments forts, des rencontres, de la musique, des visuels et des paroles. Ce qui m’a plu également ? Être libre de créer quelque chose de nouveau à partir de choses existantes. Il y a une notion de recyclage, qui n’est pas pour me déplaire. Alors quand André est venu dans mon studio avec tous les sons qu’il avait compilé aux quatre coins de la Cité phocéenne, je me suis empêché de voir les images de ce film pour ne rester focus que sur le sonore. Il fallait, comme je peux le faire quand je réalise un dream track (morceau rêvé, ndlr) sur les réseaux sociaux, que je m’émancipe des contraintes pour pouvoir créer. Le plus compliqué ici ? Je n’avais qu’une palette de sons, sans en connaître la provenance, à ma disposition et il fallait que je respecte ce matériel qui m’était confié. Le bruit de la mer, celui des cordes sur le port, du marché aux poissons ou encore les voix ou musiques d’ IAM ou de Massilia Sound System peuplent ce morceau sur mesure. J’ai adoré cet exercice qui est un peu le même que dans The Voice ou L’amour est aveugle : on n’est biaisé par aucun élément extérieur. Je rêve de créer d’autres identités sonores de villes, mais ce dont je rêve surtout, c’est de créer le track de ses rêves pour  Céline Dion . Alors je croise les doigts pour que nos chemins se rencontrent. En attendant, je continue d’intervenir sur France Inter (Le Billet de Mosimann, le mercredi matin, à 8 h 55) de me produire un peu partout en Europe et je serai même sur la scène de l’ Accor Arena le 16 octobre prochain. Ce sera très probablement le show le plus important de ma carrière et je vais m’y préparer comme un sportif de haut niveau et tout faire pour apporter du bonheur au public et lui rendre, un peu, de la bienveillance qu’il m’accorde."

Marseille, une symphonie urbaine, vendredi 1er mai à 22h50 sur France 5