Sarah Michelle Gellar dans Wedding Nightmare 2 : "La façon dont je choisis mes projets a radicalement changé avec le temps"

Rédigé le 08/04/2026
Camille Sanson

Qu’aviez-vous pensé du premier opus, sorti en 2019 ?

Sarah Michelle Gellar. J’avais beaucoup aimé, et surtout, je m’étais dit que, plus jeune, j’aurais adoré jouer cette héroïne. Rien que pour ce plan où elle apparait en robe de mariée, chargée de munitions. J’étais très étonnée quand mon agent m’a annoncé qu’une suite était en préparation, car le film avait déjà six ans à ce moment-là. Mais j’étais aussi très excitée à l’idée de rejoindre cet univers.

" Il n’est pas rare que, dans cette industrie, le talent excuse de mauvais comportements "

Malgré son statut d’antagoniste, Ursula, votre personnage, fait preuve à certains moments d’une vraie sensibilité…

C’est ce que j’ai aimé chez elle. J’espère être aller au-delà de ce qui était écrit dans le scénario. Je ne voulais pas en faire une "méchante" caricaturale. C’est ce que j’aime particulièrement chez Matt Bettinelli-Olpin et Tyler Gillett (les réalisateurs, ndlr) : leurs personnages ne ressentent jamais une seule émotion, ils sont faits des différentes couches. Ce qui les rend complexes, et humains.

Justement, il s’agit de votre première collaboration avec Matt Bettinelli-Olpin et Tyler Gillett, à qui l’on doit de gros succès, comme le premier opus de Wedding nightmare, mais aussi Scream (2022) et Scream VI (2023). Qu’en retenez-vous ?

Il y a tellement de choses à dire. Mais ce qui me vient en premier à l’esprit, c’est la manière dont ils dirigent leur plateau. Il n’est pas rare que, dans cette industrie, le talent excuse de mauvais comportements. Mais eux, ils ont les deux : ils sont incroyablement talentueux tout en étant bienveillants. Ils traitent chaque membre de leur équipe avec le même respect. C’est pourquoi on retrouve souvent la même équipe sur leurs différents projets : les gens veulent continuer de travailler avec eux. Je répète à mon ami Brendan Fraser qu’il va vivre le meilleur tournage de sa vie à leurs côtés (sur La Momie 4 , ndlr).

"Je veux prendre du plaisir !"... Comment Sarah Michelle Gellar choisit-elle ses rôles désormais ?

Le film vous offre de belles scènes de combat. Comment les avez-vous abordées ?

J’étais très confuse quand on m’a parlé pour la première fois des séquences de bagarre entre Ursula and Grace, car elles n’étaient pas écrites dans le scénario original. Elles ont été imaginées en cours de route. On s’est beaucoup amusées à les faire, avec Samara Weaving. La plupart du temps, on filme avec la doublure de l’autre. Mais là, on a tourné la majorité ensemble, ce qui était très agréable.

A l’aube de vos 50 ans, quelles qualités un projet doit-il rassembler pour vous séduire ?

La façon dont je choisis mes projets a radicalement changé avec le temps. Dans ma vingtaine, j’enchainais les rôles sans vraiment me poser de questions. Je me définissais par mon travail quelque part. Désormais, je me demande si ce qu’on me propose vaut la peine que je m’éloigne de ma famille pendant plusieurs semaines, voire mois. Le choix se fait totalement différemment. Je cherche aussi à travailler avec de bonnes personnes. C’est déjà assez dur d’être loin de chez moi, donc si en plus je suis malheureuse, ça n’a pas de sens. Je veux prendre du plaisir.