Scènes de ménages - Le chef Glenn Viel fait ses premiers pas de comédien : "Je faisais moins le malin une fois sur le plateau !"

Rédigé le 29/04/2026
Adeline Quittot

Comment êtes-vous passé du plateau de Top Chef à celui de Scènes de ménages ? 

Glenn Viel :  Cela s’est fait dans le cadre d’un échange de bons procédés, car vous découvrirez dans l’épisode de  Top Chef  diffusé ce soir que les candidats ont cuisiné dans les décors de la série quotidienne de M6. Étant donné qu’on ne me demandait pas de jouer du Molière, je me suis dit que je pouvais y arriver. Eh bien, je faisais moins le malin une fois sur le plateau ! 

Vous aviez une appréhension particulière ? 

Et comment ! J’ai beau être habitué aux caméras de  Top Chef,  celles d’une telle fiction ne sont pas les mêmes. Quelle pression ! Ce fut un réel défi pour moi. Je craignais de bafouiller et de faire perdre leur temps aux équipes. Finalement, tout le monde a su me mettre à l’aise et le sketch fut en boîte en trois prises ! Pas si mal non ? (Rires) 

Vous donnez la réplique à Léo (Vinnie Dargaud) et Leslie (Claire Chust), qui, dans la séquence, vous confondent avec Stéphane Rotenberg, puis avec Philippe Etchebest. Cela vous arrive-t-il dans la vie ? 

Il arrive qu’on me confonde avec Philippe, mais c’est sans doute à cause de la coupe de cheveux ! (Rires) Blague à part, je suis toujours assez surpris quand les gens m’arrêtent dans la rue et m’appellent par mon nom. Le pouvoir de Top Chef est très impactant, et cela m’épate toujours. 

S’il est impactant pour vous, il l’est aussi pour les candidats de cette 17e saison. Comment les trouvez-vous cette année ? 

Toujours aussi investis et créatifs, même si, cette fois, nous ne les coachons pas directement. En mettant fin aux brigades, il y a eu un « retour aux sources » dans le programme. Les candidats sont livrés à euxmêmes et, pour eux, cette saison hors les murs est difficile, car très rythmée. On ne cuisine pas de la même manière selon l’endroit où on se trouve. Donc si le candidat a cette faculté de « capter » son environnement, je pense qu’il ne peut en sortir que meilleur. Mais ce n’est pas une évidence pour tout le monde. Le gagnant de cette année aura sans doute cette faculté. Notre métier c’est ça : s’adapter au quotidien et à notre clientèle en permanence.

Cela vous manque-t-il de ne pas coacher une brigade cette année ? 

Un peu, dans le sens où on crée moins de liens avec les candidats. Nous les découvrons au travers de leurs plats. Mais nous sommes toujours là pour leur prodiguer des conseils et les rassurer. Auparavant, on les conditionnait un peu plus. Là, ils sont entrés sur un ring de manière un peu plus timorée. C’est le grand saut ! 

Avoir une grande capacité d’adaptation ne serait-elle pas la qualité principale d’un cuisinier ? 

Ce métier ne peut pas être pratiqué par tout le monde, de la même manière que tout le monde ne peut pas être athlète de haut niveau. Nous sommes des artisans avec des rythmes de sportifs. Ce qui crée la pression dans notre métier ce n’est pas tant de bien faire, c’est le chrono ! Quand un client arrive dans nos restaurants, il ne faut pas qu’il attende son plat pendant 3 h ! Garder le rythme met une pression et il faut une certaine maturité pour dompter ça. Ce qui est passionnant aussi dans ce métier, c’est la création. Notre quotidien n’est jamais le même et je trouve que cette saison de  Top Chef  en est la parfaite expression. 

Retrouvez Scènes de ménages à 20h40 et Top chef, à 21h10 sur M6