Marilyn Monroe, la célébrité à tout prix (Arte) : Connaissez-vous le vrai nom de l'icône américaine ?

Rédigé le 06/04/2026
Adeline Quittot

Enfant rejetée

Sa mère, Gladys, la confie très tôt à ses voisins, le couple Bolender, qui souffre de ne pas avoir d’enfants. Il était alors trop douloureux pour la mère de la petite Norma Jeane (née le 1 er juin 1926) de s’occuper de celle qui lui rappelait l’échec amoureux qu’elle avait essuyé avec le père. L’enfant grandira dans une famille aimante, catholique très pratiquante et recevra régulièrement la visite de sa mère dont elle recherchera sa vie durant toute l’affection. En vain.

Fillette abandonnée

Quand elle a un peu plus de 8 ans, Norma Jeane se voit retirer de chez sa famille d’adoption, car sa mère a décroché un emploi et peut subvenir à ses besoins. Elle achète une maison où elle loge des locataires pour arrondir les fins de mois. Parmi eux ? Murray Kinnell, comédien britannique qui va abuser de Norma Jeane quand sa mère est au travail. Anéantie lorsqu’elle le découvre, Gladys est accusée d’être folle par Kinnell et est internée. Norma Jeane retourne, brisée, chez les Bolender avant d’être reconnue pupille de l’État et placée à l’orphelinat.

Ado à part

Après avoir idolâtrée Shirley Temple, Norma Jeane découvre Lana Turner. La collégienne copie le look glamour de l’actrice, ce qui lui attire les foudres des autres adolescentes. Elle flirtait beaucoup, mettait du rouge à lèvres en 4 e et portait ses gilets avec les boutons dans le dos pour se donner un air sexy. Norma Jeane rêve de devenir une star et entre dans une agence de mannequins où on lui fait comprendre qu’elle est trop pulpeuse…

Nouveau nom imposé

En 1946, Norma Jeane décroche un contrat à la Fox. On lui fait signer un contrat signifiant son changement d’identité sans la consulter. En colère, elle n’aura pas son mot à dire. Elle aurait préféré garder son prénom de « Jeane », comme Jean Harlow, comédienne dont elle était fan, mais porter le patronyme de Monroe , le nom de jeune fille de sa mère, lui plaisait.

Faussement idiote

Elle tenait son rôle de blonde écervelée à merveille. Sous les airs de gentille fille se cachait une femme intelligente qui savait ce qu’elle voulait. En 1954, elle crée sa propre société de production et rêve de rôles plus sérieux. Elle s’installe à New York où elle prend des cours d’art dramatique à l’Actors Studio. Elle joue alors dansle film Arrêt d’autobus, qu’elle produit. Rongée par le trac, elle se donne du courage en ingurgitant cachets et alcool. Le début de la fin.

Marilyn et les hommes

Mariée à Joe DiMaggio (en 1954), puis à Arthur Miller (en 1956), elle fera tourner beaucoup de têtes, dont celle d’Yves Montand ou des frères Kennedy. Après plusieurs fausses couches, elle apprend en juin 1959 qu’elle ne pourra plus jamais avoir d’enfants. Séparée de Miller et empêtrée dans ses affaires avec les Kennedy et la CIA, Marilyn meurt le 5 août 1962 d’un suicide probable. DiMaggio, qui ne cessera de l’aimer, s’occupe des obsèques le 8 août, date qu’il avait précédemment retenue pour l’épouser à nouveau.