Monroe se livre sur sa candidature à l'Eurovision : "Je suis convaincue qu’il n’y a aucune barrière dans la musique"

Rédigé le 09/05/2026
Amandine Scherer

Après l’émission Prodiges, que vous avez remportée en janvier 2025, l’Eurovision ! Plus rien ne vous arrête…

Monroe Je ne sais pas encore. (Rires) Avec Prodiges , j’ai vécu des émotions incroyables. C’était la première fois que je me produisais à la télévision, en public, face à des juges exceptionnels, accompagnée d’un orchestre. C’était fascinant de découvrir la mécanique d’un tel programme et de partager ma passion pour le classique avec d’autres jeunes artistes. Nous formions une petite famille : on se comprenait, on passait beaucoup de temps ensemble. Cette expérience m’a donné envie de vivre de la musique.

C’est la deuxième fois que la France envoie un artiste lyrique à l’Eurovision, après Amaury Vassili en 2011. Démocratiser la musique classique, est-ce une mission importante pour vous ?

Bien sûr ! L’Eurovision a toujours été une scène incroyable, où tous les styles musicaux se mélangent. Dans ma chanson Regarde ! , les gens peuvent entendre de la pop, du lyrique, sur fond de comédie musicale… C’est tout ce que j’aime. Je suis convaincue qu’il n’y a aucune barrière dans la musique.

" C’est important pour moi de défendre cet idéal "

Que symbolise ce titre, Regarde !, que vous allez défendre lors de cette 70e édition du concours ?

L’amour universel, à côté duquel on passe parfois. Le monde, aujourd’hui, va vite. Je défends l’idée que l’on est parfois trop occupés pour se rendre compte de ce qu’il se passe autour de nous. Mais si on s’arrête un moment, qu’on s’autorise une pause, on peut s’apercevoir que l’amour est partout. C’est rassurant. C’est le signe qu’au fond, tout ira bien. Ce ne sont pas juste des mots : c’est important pour moi de défendre cet idéal.

Vous êtes née à Salt Lake City, aux États-Unis. Vous avez tout d’une performeuse à l’américaine. Un héritage de vos origines paternelles ?

Je ne suis pas sûre de pouvoir tout faire en même temps ! Est-ce que vous m’avez vraiment vue danser ? (Rires) Mais c’est bien, j’apprends. Non seulement à me produire sur scène, mais aussi à travailler avec des artistes, à passer du temps en studio, à comprendre le business de la musique. C’est très intéressant.