Vert comme la mousse. Vert comme les algues. Vert comme l’herbe. Vert comme les maillots de rugby de l’équipe nationale et de ses supporters… Partir en Irlande, comme le constate Jérôme Pitorin , l’envoyé spécial de ce numéro inédit d’ Échappées belles , c’est découvrir que le pays se décline dans toutes les nuances de vert, une couleur omniprésente, celle du trèfle irlandais qui est aussi devenu le symbole du pays et de ses habitants. Un voyage qui démarre dans le sud-ouest, près de Cork, à Haven Bay , avec un périple en kayak au cours duquel Jérôme Pitorin nous montre la richesse des côtes en termes de crustacés et d’algues comestibles ainsi que la beauté des paysages. Une simple entrée en matière avant de se retrouver à Dublin lors de la dernière fête de la Saint-Patrick (tous les 17 mars), un événement qui rassemble désormais 500 000 personnes dans les rues de la capitale, et sert de marqueur pour toute la communauté irlandaise et celte à travers le monde.
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Mary Kate Ní Artáin , chanteuse et étudiante en langue gaélique à Trinity College qui sert de guide à Jérôme, l’explique : « Le premier défilé de la Saint-Patrick n’a pas eu lieu en Irlande mais à Boston, aux États-Unis, au XVIIe siècle sous forme de fête religieuse. Il a fallu attendre 1902 pour que Dublin accueille son premier défilé. » D’ailleurs, sur les quatorze fanfares présentes, une seule, celle de la Clondalkin Youth Band, est irlandaise. Les treize autres sont toutes américaines. Elles montrent ainsi le lien fort qui continue d’exister entre les descendants d’émigrés irlandais et la terre de leurs ancêtres. On estime que la diaspora irlandaise serait comprise entre 80 et 100 millions de personnes dans le monde, dont 36 millions aux États-Unis.
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CAMOGIE ET FOOTBALL GAÉLIQUE
L’émission s’attarde ensuite sur le regain des sports dits gaéliques, comme le rugby ou un jeu de crosse appelé « camogie », exclusivement féminin et dans lequel la balle circule à toute vitesse. Ces sports dits traditionnels étaient interdits pendant la colonisation britannique et se pratiquaient donc en cachette. Aujourd’hui, on donne des cours de football gaélique, un mélange de rugby à XV et de football, sur les pelouses – évidemment vertes – du Trinity College de Dublin. Et quand les Irlandais ne jouent pas, ils assistent aux matchs de ce sport ultra-populaire qui peuvent rassembler jusqu’à 80 000 passionnés comme à Croke Park, le plus grand stade du pays.
Lors de ce périple celte, Jérôme Pitorin, prudent, n’a pas tenté d’incursion sur le terrain et s’est donc épargné quelques contusions, mais il s’est rendu tout au sud du pays, entre la baie de Bantry et celle de Dunmanus . Une randonnée entre les falaises et l’océan Atlantique avec un vent à décorner les boeufs mais surtout à défriser les nombreux moutons locaux qui semblent avoir enchanté cet habitué des voyages lointains. Perché sur le promontoire méconnu de Sheep’s Head , face à l’immensité, il ne peut que s’exclamer : « Je me sens bien ici. » À croire que Jérôme Pitorin aurait peutêtre du sang irlandais qui coule dans ses veines…
Échappées belles, samedi 9 mai à 21h05 sur France 5

