Qu’avez-vous appris que vous ne saviez pas déjà sur Serge Gainsbourg et qui vous a surprise en préparant cette émission ?
Claire Chazal : Apprendre, apprendre… (Rires) Je ne sais pas vraiment quoi vous dire. On apprend toujours quelque chose quand on travaille en amont d’un programme. Ce que je retiens, c’est surtout une révélation après avoir vu et surtout entendu son fils, Lulu Gainsbourg, reprendre L’Eau à la bouche sur le plateau du Grand Échiquier, accompagné par les cordes de l’Orchestre de l’Opéra royal de Versailles. Il est doux, sympathique, charmant, et sa voix, son timbre, ses intonations évoquent tellement son père. J’ai été touchée par son talent. Il est aussi musicien (il a publié quatre albums, ndlr) et a étudié dans les plus prestigieuses écoles (comme Quincy Jones, il a été accepté au Berklee College of Music, à Boston). C’est un artiste à suivre.
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Autour de vous, on peut voir Benjamin Biolay, Barbara Pravi, Abd al Malik, Salvatore Adamo, Mosimann ou Marie Oppert de la Comédie-Française… Comment avez-vous composé ce plateau et qui a choisi la dizaine de chansons interprétées par ces personnalités tout au long de l’émission ?
Pour les reprises, ce sont les artistes qui décident. Nous n’imposons rien. En plateau, nous voulions mélanger les genres et les générations. Benjamin Biolay, qui est un peu l’un des parrains de la chanson française actuelle, qui compose et arrange aussi, nous a rapidement dit oui. Abd al Malik qui prête très attention aux mots, est un amoureux des textes de Gainsbourg. Il avait très envie de participer. Il reprend, à sa façon, Je suis venu te dire que je m’en vais . Quant à Salvatore Adamo et Arielle Dombasle, non seulement ils prêtent leurs voix aux chansons de Serge, mais ils l’ont aussi fréquenté.
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En plateau, le journaliste Philippe Manoeuvre, qui est de tous vos invités celui qui semble avoir passé le plus de temps et surtout le plus de nuits agitées avec Serge Gainsbourg, raconte des histoires vraiment incroyables, notamment celle du cocktail le Scorpion, inventé par le chanteur. L’avezvous goûté ?
Non. (Rires) Et je ne me souviens pas de la recette exacte, mais c’est vrai que Philippe, comme André Manoukian qui m’accompagne et m’épaule depuis 2023 dans Le Grand Échiquier , nous a régalés avec des anecdotes quasi inimaginables.
Et vous ? N’avez-vous jamais interviewé Serge Gainsbourg lorsque vous présentiez le JT de 20 heures, sur TF1 ?
Non, et je le regrette. En revanche, j’ai bien connu Jane Birkin.
Si vous étiez chanteuse, quel morceau de Gainsbourg auriez-vous aimé revisiter ?
Il y en a tant. Je dirais par ordre de préférence : La Javanaise, L’Eau à la bouche, Aux armes et cætera, sa version reggae de La Marseillaise . J’aime aussi beaucoup Jane B , la chanson qu’il a écrite pour Jane après leur rencontre en 1968.
Le Grand Échiquier, mardi 7 avril à 21h10 sur France 2

