Lucia Passaniti (A priori) rend hommage à Bruno Salomone : "Nous avons espéré jusqu’au dernier moment qu'il puisse revenir avec nous"

Rédigé le 22/03/2026
Amandine Scherer

Quelques semaines après la disparition de Bruno, comment allez-vous ?

Lucia Passaniti Je suis très triste, comme toutes les personnes qui étaient proches de lui. Je sais aussi que c’est un soulagement, car les derniers jours de la maladie ont été très durs pour lui. Je suis très triste de ne plus l’avoir à mes côtés. Je suis consciente qu’il fallait que ça s’arrête, mais il me manque terriblement. Je l’aimais beaucoup.

Vous vous étiez préparée à son départ ?

Oui. Je suis allée le voir en soins palliatifs, on se donnait des nouvelles. Il s’est accroché à la vie, il a tenu plus longtemps qu’on ne l’aurait imaginé. C’était un sacré battant. Quand nous avons commencé la promotion de la série, nous savions que la fin était proche pour lui. Ne pas en parler, c’était notre manière à tous de lui rendre hommage, de respecter aussi sa pudeur et sa force. Il a longtemps lutté contre cette maladie et ne voulait pas que cela se sache. Au moment de l’annonce du tournage de cette deuxième saison, il avait préféré justifier son absence en évoquant d’autres engagements.

" Quand on a su qu’il n’y avait plus d’espoir pour lui, on lui a dédié toutes nos journées "

On imagine que le tournage de cette deuxième saison a été très particulier pour vous…

Oui. Il y a eu de multiples versions du scénario, car nous avons espéré jusqu’au dernier moment que Bruno puisse revenir avec nous, même pour quelques scènes. On avait tout envisagé. Quand il a fallu se faire une raison, il était hors de question de trouver quelqu’un pour le « remplacer ». De son côté, Bruno m’a tout de suite rassurée : il m’a dit « Tu vas voir, ça va te faire du bien de repartir à zéro, de travailler avec un nouveau partenaire ». Il continuait à jouer son rôle de « papa » avec moi. J’ai passé tout le tournage de la saison 1 collée à lui. Quand je suis arrivée dans les studios pour le tournage de la saison 2, je le voyais partout. Quand on a su qu’il n’y avait plus d’espoir pour lui, on lui a dédié toutes nos journées. C’était impossible de ne pas l’aimer. Il était d’une douceur, d’une sympathie… tout en étant drôle et sensible.

Qu’est-ce que vous garderez de Bruno ?

Il y a une chose merveilleuse qui m’a profondément marquée chez lui : c’était un enfant de 50 ans ! J’ai des souvenirs de dîners au restaurant où il était capable de faire des batailles de boulettes de mie de pain. Quand je suis allée le voir à l’hôpital, je lui ai amené des peluches. Il y avait cette magie très forte chez lui que je n’oublierai jamais.