C’était comment de retrouver les copains ?
On était ravis ! On avait déjà une bonne équipe pour le premier film et il y a eu la même cohésion sur le deuxième film qui a accueilli de nouveaux acteurs. Il y a eu la même cohésion sur la série. On a retrouvé une certaine fraternité. On a envie que ça dure encore et encore.
On sent effectivement que l’ambiance est très bonne entre vous…
Elle est vraiment belle cette ambiance ! il n’y a pas de problème d’ego. Ce sont des gens qui n’ont rien à prouver, qui ont fait leur carrière et qui se retrouvent à raconter une belle histoire. Comme disait Enrico Macias, c’est vraiment la maison de retraite dans laquelle ma mère accepterait volontiers d’être. Elle est décédée et il n’était pas question que je la mette dans un tel établissement car ce n’est pas dans ma culture. Mais une maison de retraite comme celle de la série, ma mère l’aurait presque réclamée !
Quelle scène résume le mieux, pour vous, l’esprit de la série ?
Les scènes dans lesquelles on forme le conseil des anciens pour prendre une décision sur la maison de retraite ! C’était très, très sympa. Et comme le disait Kev Adams, chaque personnage est développé dans un épisode. C’était extraordinaire de découvrir les failles et les aspirations de chacun d’entre eux.
Que pense Firmine Richard de Kev Adams réalisateur ?
Cette série est la première réalisation de Kev Adams (en coréalisation avec Claude Zidi JR). Comment était-il derrière la caméra ?
Déjà grâce aux films, tout le monde a posé un autre regard sur lui. En tant que réalisateur, il est très juste dans les idées qu’il amène. Il sait où il va et ce qu’il veut faire dire aux gens.
C’est le message qu’on fait passer en effet, notamment grâce à mon personnage Fleurette, qui est très solaire comme moi. J’espère que le public le verra comme ça. On regrette souvent, une fois que les personnes sont parties, de ne pas les avoir assez vues ou de ne pas leur avoir dit qu’on les aimait.
La série pose la question du temps qui passe. Comment le vivez-vous, vous, ce temps qui passe ?
Je travaille avec Lilian Rovère qui à 93 ans. J’aimerais bien être comme elle à cet âge-là. Elle a la chance de pouvoir encore travailler et qu’on lui donne de tels rôles qui sont rares. Je dis merci Seigneur. Je me sens honorée de me retrouver avec toutes ces personnes et je souhaiterais que ça dure.
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Vous n’envisagez pas de prendre votre retraite un jour ?
Non. Pourquoi pas mourir sur scène comme Molière. Je veux continuer à travailler parce qu’on prend tellement de plaisir à faire ce travail. Si nous avions un travail pénible, ok. Mais là, raconter une histoire et un personnage différent de nous, c’est extraordinaire. Un comédien qui travaille, ça le garde en vie.
Vous avez aussi joué la mère de Lucien Jean-Baotiste dans la série Joseph. Allez-vous reprendre ce rôle ?
Oui. La saison 1 a relativement bien marché puisque TF1 lui en a demandé une deuxième. Mais ils ont trouvé un compromis, il n’y aura pas six épisodes mais deux unitaires. Il en a déjà tourné un.
Et avez-vous des projets au cinéma ?
Oui mais je ne peux pas en parler. Je préfère parler des choses quand elles sont faites. J’ai par exemple travaillé sur la création d’une pièce, celle de La Faute à la vie de Maryse Condé, en Guadeloupe.
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