Jacques Legros revient sur ses tensions avec Jean-Pierre Pernaut : "Je voulais marquer mon territoire"

Rédigé le 13/03/2026
Sarah Ibri

Après plus de vingt-cinq ans à la tête du 13 heures en tant que joker, Jacques Legros a tourné une page importante de sa carrière en 2025 . Présentateur remplaçant emblématique de Jean-Pierre Pernaut depuis 1998, puis de  Marie-Sophie Lacarrau ces dernières années, le journaliste a laissé sa place à  Isabelle Ithurburu en mai dernier. Invité de l’émission Le Jet Deluxe, le journaliste de 75 ans est revenu avec franchise sur sa relation parfois mouvementée avec  Jean-Pierre Pernaut disparu en 2022 . « Le joker, le remplaçant… on n’a jamais vraiment trouvé le mot qui convient. C’est un peu celui qu’on siffle quand on en a besoin », confie-t-il.

Jacques Legros revient sur sa collaboration avec Jean-Pierre Pernaut : " Il fallait exister à côté de lui "

Et d’ajouter : " Et en même temps c'est au joker de s'imposer comme équivalent du titulaire. Et avec Jean-Pierre Pernaut c'était compliqué, parce que c'était une sacrée figure. C’était une icône. Il avait beaucoup de tempérament puis surtout il occupait les l'espace, il occupait l'écran. Donc il fallait exister à côté de lui" . Pour y parvenir, Jacques Legros explique avoir choisi de rester fidèle à lui-même. " Je n’ai pas triché, je n’ai pas essayé de le copier, je n’ai pas essayé d'être différent. Je n’ai jamais revendiqué son fauteuil."

Malgré tout, le journaliste affirme qu’une certaine rivalité transparaissait parfois, notamment lors des audiences." C’était son journal, mais il avait le respect de celui qui le remplaçait. Ce qui ce qui était drôle, c'est que quand je faisais de meilleures audiences que lui, il me disait : 'Ah, tu as quand même fait de de bonnes audiences, hein'. Alors, il était content parce que c'était son journal que je préservais, mais en même temps, je sentais que ça coinçait… "

Jacques Legros évoque sa brouille avec Jean-Pierre Pernaut

Le journaliste est également revenu sur un accrochage survenu pendant la pandémie de Covid-19 . Alors que Jean-Pierre Pernaut, malade, avait été invité par la direction de TF1 à rester chez lui, celui-ci souhaitait intervenir dans l’édition présentée par son joker. Une situation qui n’a pas plu à Jacques Legros. " Je me suis un peu vexé ", a-t-il reconnu." J'ai dit : 'S’il veut qu’on ouvre le JT avec ça, il n’a qu’à venir faire le journal à ma place.' J’ai pris mes affaires, je suis descendu au parking pour reprendre ma voiture et partir"

À une heure de la prise d’antenne, la rédaction du 13 heures se retrouve alors dans une situation délicate. " Ils m’ont couru après ", raconte-t-il. Jacques Legros assure toutefois qu’il n’aurait sans doute pas mis sa menace à exécution : " Par conscience professionnelle, je serais resté. Mais je voulais marquer le coup, montrer que je n’étais pas une marionnette. J’avais pris des risques à sa place, j’avais aussi une santé fragile, et j’étais là pendant qu’on le mettait à l’abri. Ça m’a agacé profondément (...) Je voulais seulement marquer mon territoire et ça a marché ", a-t-il conclu.