Comment décririez-vous votre personnage dans cette série, le commissaire Trimoulin ?
Vincent Desagnat : Trimoulin est un peu dans la lune, en décalage par rapport aux situations délicates auxquelles doit faire face la brigade des mineurs. C’est un personnage posé qui paraît à côté de la plaque, mais c’est sa manière de travailler. Il est quand même commissaire, il a une certaine responsabilité, mais il n’en reste pas moins très humain. Il fait confiance à son équipe et au professionnalisme du commandant Léo Mattéï.
De quelle manière avez-vous rejoint ce projet ?
Grâce à Jean-Luc Reichmann. Il m’a proposé ce personnage et ça a tout de suite attiré ma curiosité. Jean-Luc m’a rapidement parlé d’un rôle avec une couleur très spéciale, en prenant comme référence Les Vacances de monsieur Hulot, de Jacques Tati (sorti en 1953, ndlr). J’ai trouvé ça très intéressant à explorer.
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Sur les réseaux sociaux, Jean-Luc Reichmann s’était montré particulièrement enthousiaste vis-à-vis de votre arrivée…
Ça fait environ vingt-cinq ans que l’on se croise, que l’on se côtoie et que l’on a du plaisir à se voir. On ne se connaissait pas très bien avant, mais on se voyait sur des plateaux de télévision ou lors d’événements. Nous avons toujours eu un contact super agréable. Comme il a quelques années de plus que moi, il a toujours été de bon conseil concernant le métier. Le fait qu’il me propose de le rejoindre dans l’équipe de Léo Mattéï, ça m’a immédiatement plu.
Comment abordez-vous le fait d’être un personnage récurrent dans cette série policière ?
Dans la vie d’un comédien, il y a toujours des moments où l’on a envie de vivre d’autres expériences, d’autres formats. Là, je venais de faire un feuilleton quotidien pour M6, Nouveau jour, qui n’a malheureusement pas trouvé son public. Je suis toujours curieux de découvrir de nouvelles choses ou de nouveaux formats.
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La série aborde aussi des sujets de société, tout en s’axant sur les enfants ou les adolescents…
C’est très moderne et d’actualité. C’est important. La vision du personnage de Léo Mattéï est concrète. En tant qu’acteur, mais surtout en tant que papa (il a quatre enfants), ça touche beaucoup. Ça peut être parfois effrayant, car on sait que ces problématiques existent. Il fallait donc trouver le juste milieu pour mon personnage, qui a un aspect comique mais qui fait partie d’intrigues dramatiques.
Quel regard portez-vous sur votre carrière, alors que vous allez fêter vos 50 ans en mars prochain ?
C’est très riche, il y a eu beaucoup de choses et j’en suis très heureux. Je sais que j’ai un tempérament qui m’amène à faire une sorte de mise à jour une fois par an. Je sais ce qui a été accompli, après il faut avancer. Mais il y a vraiment d’excellents souvenirs. Quand je regarde dans le rétro, c’est cool. (Rires)
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Quels sont vos projets ?
De fin février à juin, je vais reprendre une tournée à travers la France de la pièce La Veuve rusée, de Carlo Goldoni, que j’avais déjà jouée fin 2024 à Paris. C’est un texte de comédie classique italienne, où je suis accompagné d’une troupe géniale avec Caterina Murino, Tom Leeb, etc. Et j’écris également une série en ce moment. Sans trop en dire, ça sera plein de surprises…
Léo Mattéï, brigade des mineurs, jeudi 12 février à 21h10 sur TF1

