1000 émissions, ça commence à chiffrer... ça vous fait un petit quelque chose ?
Grégory Ascher Il y a une grande joie de voir qu’on est toujours là, que les scores sont toujours les mêmes, alors qu’en télévision aujourd’hui il y a un recul un peu partout. Je dis 'on' parce que c’est avec toute mon équipe, qui est à 95% la même que celle des débuts. Voir que le public répond présent année après année et que l’émission est vivante, c’est une vraie satisfaction. Ce qui m’intéresse, ce n’est pas de compter les années. Ce qui m’intéresse, c’est de faire évoluer l’émission au fil du temps. Si moi je ne m’ennuie pas dedans, si les équipes ne s’ennuient pas à la préparer, alors le public ne devrait pas s’ennuyer à la regarder. Je regarde le présent, le futur, et en même temps le passé avec enthousiasme, en me disant qu’on a bien bossé.
Le programme de la 1000 e de L'Équipe de Greg
Justement, qu'est-ce qui fait que le public ne se lasse pas ?
Si j’avais une recette magique ou une baguette magique, je serais le plus heureux des hommes ! Moi, j’essaie de faire une émission que j’aimerais regarder. Chaque jour en conférence de rédaction, on ne se pose pas des questions pour remplir. Dans le foot, quand il n’y a pas beaucoup d’actu, on pourrait être tenté de bricoler, mais on évite ça. On a une obsession, une ligne de conduite : parler de choses qui nous donneraient envie, à nous, d’allumer la télé. Sans jamais partir dans quelque chose de trop technique. Et puis on chronique beaucoup : de l’humeur, des jeux, de l’humour. C’est notre ADN.
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Qu'avez-vous prévu pour cette émission spéciale ce lundi 2 février ?
La règle absolue, c’est de respecter l’ADN de l’émission. J’utilise beaucoup ce mot, parce que j’y crois énormément. Notre ADN, c’est le sport, le football à 98–99 %, et le divertissement, qu’on assume de plus en plus depuis cinq ans. Il faut aussi absolument que le téléspectateur participe à la fête, éviter l’entre-soi. Donc on a voulu que les 30 chroniqueurs qui se succèdent l’antenne soient là pour faire une vraie fête, mais en invitant le public. Et on a une chance incroyable : la 1000 e tombe le dernier jour du mercato hivernal ! Un dernier jour de mercato, c’est toujours une émission exceptionnelle, très forte en info, en contenu et en intensité. Jusqu’à 20h, on vivra la fin du mercato, on débriefera le week-end, on parlera foot. Ensuite, il y aura un grand zapping spécial 5 ans, avec des moments drôles, émouvants, intenses, des invités. On aura aussi un Petit Filet spécial rallongé d’Antoine Pinault pour clore l’émission : presque 20 minutes, avec beaucoup de surprises et des personnes qui ont marqué l’émission ces cinq dernières années. Et enfin, un grand concours de Fight Club, le jeu le plus emblématique de l’émission. Une sorte de Coupe du monde des chroniqueurs.
Les souvenirs marquants de Grégory Ascher
Parmi ces mille émissions, y en a-t-il une qui vous a plus marqué que d'autres ?
Je vais dire quelque chose qui peut paraître bizarre, mais chaque jour, quand je dis : ' Bonsoir, il est 18h20 ', je suis sincèrement heureux. Le jour où je ne le serai plus, ce sera le signe qu’il faudra arrêter. Il y a eu plein d’émissions marquantes. Certaines que j’attendais énormes et qui ont été parfaites, d’autres dont je n’attendais rien et qui se sont révélées incroyables. Je me souviens de l’émission avec Teddy Riner. Ce n’est pas du foot, mais c’est une immense star du sport français, et on a fait une super émission. Je me souviens aussi de celle où on a rendu hommage à Didier Roustan, qui nous avait quittés le matin même. Une émission très délicate, mais nécessaire.

