Le siège de France Télévisions, installé dans le 15e arrondissement de Paris, a vécu un samedi après-midi de tension. Le 29 novembre, peu après 17h30, les équipes ont été contraintes d’évacuer les locaux après qu’un appel anonyme a signalé une intention de faire exploser le bâtiment. Une alerte prise très au sérieux puisque policiers, démineurs et équipe cynophile ont été dépêchés sur place pour procéder à une levée de doute.
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Le direct de France Info brutalement interrompu
Au même instant, sur le canal 16, le journaliste Jean-Christophe Galeazzi présentait en direct un journal consacré à la guerre en Ukraine lorsque l’alarme incendie du plateau s’est déclenchée. Face à la situation, il a dû interrompre son édition… "On va être obligés d’interrompre notre antenne en raison d’une alerte à la bombe" , a-t-il annoncé, quittant le plateau avec ses invités. Privée de son direct, France Info a immédiatement basculé sur des programmes préenregistrés avec un numéro de Vrai ou Faux , l’interview d’Imany et un extrait de l’émission INAttendu .
Sur Instagram, quelques minutes plus tard, Jean-Christophe Galeazzi a tenté de rassurer les téléspectateurs : "Les locaux de France Télévisions ont été évacués en raison d’une alerte à la bombe. C’était en direct sur Franceinfo, mais nous allons tous bien ! ". Selon une source policière citée par France Télévisions, un individu a contacté les forces de l’ordre pour signaler une menace visant les locaux du service public mais aucun suspect n’a été retrouvé sur place, même si un périmètre de sécurité a été instauré le temps des vérifications. La station Pont-du-Garigliano du RER C a également été fermée temporairement à la demande de la préfecture. L’incident intervient moins de deux semaines après une alerte similaire à BFMTV, qui avait entraîné l’évacuation et l’interruption des programmes pendant plus de deux heures.
Une inquiétude jusque du côté de France 2
L’évacuation du siège a suscité des inquiétudes au sein du groupe, notamment pour le 20 Heures de France 2. Selon Le Parisien , à 18h30, les équipes de la chaîne s’interrogeaient encore sur la possibilité de maintenir le journal présenté par Léa Salamé, alors que les policiers inspectaient l’ensemble des locaux. Peu après 19h, les autorités ont donné leur feu vert et puisqu'aucune bombe n’a été trouvée, le personnel a pu regagner le bâtiment.
Dans un communiqué publié sur franceinfo.fr, le groupe avait ainsi résumé la situation : "Le siège de France Télévisions à Paris a été évacué, samedi 29 novembre peu après 17h30. (…) La police et une équipe cynophile sont actuellement sur place pour une levée de doute. L’antenne de franceinfo et le site franceinfo.fr sont perturbés" . Plus de peur que de mal donc, mais un nouvel épisode qui rappelle la fragilité des médias face aux menaces et la multiplication des alertes à la bombe depuis plusieurs semaines…
Les locaux de @Francetele ont été évacués en raison d'une alerte à la bombe. C'était en direct sur @franceinfo mais nous allons tous bien ! pic.twitter.com/xpb08FF35s
— jean-christophe galeazzi (@jcgaleazzi) November 29, 2025

