Un prélude, c’est une ouverture, une introduction : pourquoi avoir choisi ce titre pour votre nouveau seul-en-scène ?
Lola Dubini Parce que ce spectacle est amené à évoluer. Ce n’est que le début. Et, surtout, c’est un retour sur les planches après quatre ans d’absence. Je me présente à nouveau au public. J’ai grandi.
Effectivement, vous abordez des sujets plutôt intimes…
Oui. J’ai vécu un burn-out il y a environ trois ans, ce qui m’a obligée à arrêter une tournée. Ce spectacle, c’est l’occasion de raconter aux gens ce qui s’est passé, comment cette expérience m’a transformée.
Lola Dubini revient sur son burn-out
Qu’est-ce qui vous a aidée à vous relever à ce moment-là ?
Le fait de me concentrer sur moi-même. Prendre du temps, faire des choix alignés avec ce que je ressens, arrêter d’écouter les injonctions extérieures. Je me suis dit que je n’étais pas foutue, que j’allais retrouver le courage et l’envie de me faire confiance.
Vous abordez le thème de la santé mentale avec humour et autodérision. Pourquoi ?
Parce que pour moi, c’est impossible de faire autrement. Je veux parler de choses profondes avec douceur, sans violence. Le rire permet de faire passer les émotions autrement.
Quel regard portez-vous sur le traitement médiatique de ce sujet aujourd’hui ?
C’est mieux, mais insuffisant. Il faudrait en parler de façon plus profonde et continue. Et apprendre très tôt à dire quand ça ne va pas, à accepter sa vulnérabilité.
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L'interview de Lola Dubini est à lire en intégralité dans le nouveau magazine Télé 7 Jours. Disponible dans les kiosques dès ce lundi 12 janvier.

