Avez-vous été soulagée de retrouver très vite du travail à l’antenne ?
Oui, j’ai été très heureuse qu'on propose My boutique Téléshop’ . Tout s'est fait de manière très fluide, naturellement. Je continue de travailler avec des personnes rencontrées sur Téléshopping . Je reste un peu en famille.
En quoi l’expérience est-elle différente pour vous ?
Elle est différente ne serait-ce parce que j’ai une nouvelle acolyte, Charlotte Rosier que je connaissais déjà. C’est forcément une autre complicité, qui se forge semaine après semaine, même si le facteur sympathie était déjà présent. Par ailleurs, nous allons essayer d'enrichir la partie magazine, d’apporter plus de conseils, d'anecdotes. Nous avons la chance d’avoir 30 minutes de programme supplémentaires. M6 nous donne les moyens de faire quelque chose de différent. Nous aimerions également offrir une exposition à des petites entreprises qui n’ont pas forcément les moyens de se financer de la publicité. Bien sûr, l'objectif est toujours de proposer des produits de qualité.
Marie-Ange Nardi est-elle en colère contre TF1 ? Elle répond
Surtout que le téléachat s’inscrit plus que jamais dans l'air du temps…
Exactement. Les gens aiment de plus en plus commander en ligne plutôt que de se rendre dans les magasins. Nous étions finalement des précurseurs ! (Rire). Le point fort de notre émission, c'est d'abord l'exposition des produits, la mise en situation pour comprendre comment ils fonctionnent.
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Aujourd’hui, la colère vis-à-vis de TF1 est passée ?
Ce n’était pas de la colère, plutôt du chagrin. Avec les années, on devient philosophe.
Comment avez-vous appris l’arrêt du Téléshopping, émission que vous coanimiez avec Alexandre Devoise depuis 2008 ?
On nous a informé un petit peu avant la fin de l’année que TF1 ne souhaitait pas renouveler le contrat. Ce qui a bien sûr peiné toute l’équipe. Nous avons espéré jusqu’à la fin que TF1 revienne sur cette décision mais non. Les choses se sont avérées définitives. C’est un peu triste…
Marie-Ange Nardi : a-t-elle d'autres projets avec M6 ?
Quels souvenirs gardez-vous de la dernière, diffusée le 31 décembre ?
Nous avions choisi d'en faire une émission gaie en diffusant par exemple des bêtisiers. Bien entendu, au moment des adieux, nous nous sommes regardé Alexandre et moi et l’émotion nous a pris à la gorge. A ce moment-là, nous avons tous lâcher prise sur le plateau.
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M6 a-t-elle d’autres ambitions pour vous ?
Pour le moment, non. Mais je ne présume pas de l'avenir. Je serais ravie qu’on me propose autre chose. Je trouverais fantastique qu'on redonne vie à certaines émissions que j’ai animées comme Qui est qui ? En revanche, je pense qu’il ne faudrait pas trop moderniser le concept et garder la nature profonde et humaine du jeu. Je crois savoir d'ailleurs qu'il y a eu des tentatives de pilote mais que le résultat n’avait pas la même saveur…L'âme de l'émission, c'était la spontanéité.
Avez-vous déjà croisé votre ami Olivier Minne dans les couloirs ?
Ça ne s'aurait tarder ! On se parle souvent avec Olivier. Et c'est vrai que nous sommes amusés de nous retrouver sur M6, après avoir passé des années sur France2. C'est un joli hasard.

