Delphine Ernotte dément vouloir recruter Sonia Mabrouk sur France Télévisions : "Je n’ai rien contre elle mais..."

Rédigé le 18/02/2026
Clara Kolodny

Mais où rebondira Sonia Mabrouk ? C’est la question que tout le monde se pose depuis l’annonce, il y a quelques jours, du départ de la journaliste de CNews ; un départ annoncé le 30 janvier dernier dans un court communiqué en précisant que sa décision était due au " maintien de Jean-Marc Morandini à l’antenne malgré ses condamnations définitives" .

Sonia Mabrouk bientôt sur France Télévisions après CNews ? 

L’avenir médiatique de Sonia Mabrouk fait beaucoup parler. Selon les bruits de couloir, la journaliste qui a passé près de dix ans sur CNews serait en effet courtisé par de nombreuses chaînes parmi lesquelles TF1 et BFM TV. Mais les rumeurs affirment aussi que le groupe public France Télévisions serait aussi intéressé par cette recrue très spéciale. Interrogée par Aymeric Caron ce mercredi, lors de son passage devant la Commission des affaires culturelles et de l’éducation de l’Assemblée nationale, Delphine Ernotte, la Présidente de France Télévisions, a répondu aux rumeurs tenaces. "Est-ce qu’on envisage aujourd’hui de recruter Sonia Mabrouk ? Je dirais plutôt non parce qu’on n’est pas en manque de journalistes. Ce n’est pas contre Sonia Mabrouk qui est d’ailleurs régulièrement invitée dans nos émissions. Je sais que quand elle a sorti un livre, elle était invitée de Quelle époque ! (France 2). Je ne voudrais pas qu’on dise ici qu’il y a quoi que ce soit contre Sonia Mabrouk" , a-t-elle assuré.

La charge de Delphine Ernotte contre CNews 

En posant sa question, Aymeric Caron, le député LFI du 18 e arrondissement a rappelé à Delphine Ernotte ses récents propos sur CNews. En septembre dernier, elle affirmait ainsi que CNews était une chaîne d’extrême-droite. " La galaxie médiatique de Vincent Bolloré veut la peau de l’audiovisuel public, réclame sa privatisation, et l’exprime avec violence. Avec nos obligations en matière de pluralisme, d’indépendance, et de garantie de la liberté d’expression, etc., nous lui posons problème. A un moment, il faut dire stop. On a besoin de toutes les bonnes volontés républicaines de ce pays pour s’élever contre cette violence verbale de nature presque politique. Il faut admettre que CNews est un média d’opinion. Qu’ils assument d’être une chaîne d’extrême droite !" , affirmait-elle ainsi dans Le Monde .