Playing Nice (Canal+) – James Norton face au dilemme de bébés échangés à la naissance : "Si l’enfant à plus de 2 ans vous devez le rendre..."

Rédigé le 08/01/2026
Pauline Hohoadji

Que choisir, les liens du coeur ou ceux du sang ? Parents d’un petit garçon, Pete (James Norton) et Maddie (Niamh Algar) sont confrontés à ce difficile dilemme lorsqu’ils apprennent qu’ils élèvent en réalité l’enfant de Miles (James McArdle) et Lucy (Jessica Brown Findlay). Une fois le choc passé, se pose la question de l’après : doivent-ils récupérer leur enfant biologique, garder celui qu’ils ont élevé, créer une garde partagée ou se battre pour s’occuper, seuls, des deux garçons ? 

« C’est un postulat tellement dramatique que nous avons immédiatement été captivés », explique James Norton , qui coproduit Playing Nice via sa société Rabbit Track Pictures, fondée en 2019 avec Kitty Kaletsky . C’est d’ailleurs à cette experte en fiction qu’il doit la découverte, il y a un peu plus de quatre ans, de Tu nous appartiens , le roman de J.P. Delaney  dont la série est l’adaptation. « C’est le premier livre lu lors de la première semaine d’existence de notre société », précise le comédien britannique, qui n’a eu que trois petits jours pour préparer la rencontre avec son auteur. « J’étais en plein tournage d’un film à New York. Avec le décalage horaire, je me suis retrouvé en ligne à 3 heures du matin ! » 

En concurrence avec de grands studios, James et Kitty, qui n’avaient pas les moyens financiers de rivaliser avec ces derniers, ont appelé des amis travaillant pour StudioCanal . Bingo : séduite par leur idée, la société a apporté les fonds manquants. 

DILEMME PSYCHOLOGIQUE ET SCIENTIFIQUE 

« Le livre est assez différent de notre scénario, prévient d’emblée James Norton. L’action a, par exemple, été transposée de la capitale britannique aux Cornouailles, une péninsule située à la pointe sud-ouest de l’Angleterre. Elle donne l’impression d’être au bout du monde. D’énormes vagues viennent se briser contre les falaises. Il y a une sensation de danger et d’appréhension. Nous voulions que le lieu devienne un personnage à part entière. » Ce changement de décor a aussi permis de renforcer la cohésion d’équipe. « Il faut environ cinq heures de train pour y accéder depuis Londres. Une fois que vous y êtes, vous êtes en quelque sorte coincés. Chaque week-end, on restait donc sur place et on faisait du surf. » Les producteurs et leur scénariste,  Grace Ofori-Attah , se sont enfin beaucoup documentés sur les rares cas d’échanges d’enfants survenus dans le monde. «  Nous avons découvert qu’il existe des directives peu strictes stipulant que vous devez rendre l’enfant s’il a moins de 2 ans. S’il a plus de 3 ans, il est recommandé de le laisser dans l’autre famille, car le préjudice psycho logique peut être trop important. » 

L’équipe de  Playing Nice a donc volontairement choisi de mettre au coeur de l’histoire des enfants de 3 ans, contre 2 ans dans le livre, un âge pour lequel il n’y a aucune recommandation scientifique ou psychologique claire. « C’est une zone grise, ce qui rend par conséquent la situation très compliquée. Nous voulions que les téléspectateurs, chez eux, se demandent ce qu’ils feraient dans de telles circonstances. » 

Playing Nice, jeudi 8 janvier à 21h10 sur Canal+