Il y a presque un an, vous remportiez Star Academy. Votre vie a changé, mais vous, avez-vous changé ?
Marine Ma vie a changé, mais je ne pense pas avoir changé. Oui, je vis de ma passion depuis un an, je chante, j’écris et je fais beaucoup plus de musique encore. C’est un nouveau rythme, c’est sûr, mais je suis toujours la même, avec les mêmes pensées, les mêmes doutes… Je réalise chaque jour la chance que j’ai de vivre mon rêve.
Vous étiez une spectatrice de Star Academy avant d’y participer. Aujourd’hui, que ressentez-vous en voyant d’autres personnes vivre la même chose que vous, au même endroit ?
Je suis sincèrement contente pour eux. J’appréhendais un peu de rencontrer cette nouvelle promotion la première fois que j’y suis allée, et ils sont tellement sympas que c’était cool. Moi, j’ai vécu pleinement ma saison et je suis allée au bout. Maintenant, c’est émouvant de les voir réaliser leur rêve à leur tour. J’ai eu plaisir à retourner au château afin de les voir. Je les trouve très doués !
" Je réalise le chemin que j’ai parcouru "
Votre premier album s’est vendu à 100 000 exemplaires, votre tournée ne cesse d’avoir de nouvelles dates et, pourtant, dans Escroc, morceau de la réédition de ce disque, vous chantez : « Je sais pas si je suis fière de ce que j’ai accompli. » Le syndrome de l’imposteur, c’est un truc qui vous parle ?
(Rires) Oui. D’abord, je dois dire que je réalise le chemin que j’ai parcouru et je remercie toujours ceux qui me suivent et m’écoutent. Mais c’est aussi vrai que je me demande souvent : « Pourquoi moi ? » et je me pose pas mal de questions sur ma légitimité, comme tout artiste, je pense. Forcément, le public m’aide à prendre confiance — je suis contente qu’il m’ait choisie et j’espère bien lui rendre —, mais c’est toujours un sentiment personnel sur lequel je dois travailler… ou pas, d’ailleurs, je ne sais pas.
Ce succès post-Star Ac, vous ne le devez pourtant qu’à vous, votre travail et votre talent… C’est encore difficile pour vous d’avoir confiance en vous ?
Ça dépend des moments… J’arrive quand même à apprécier ce que je fais, et heureusement. (Rires) Mais on a toujours tendance à douter, à se comparer et à vouloir faire mieux, surtout. Et ça, c’est le plus important.
À lire également
L'interview de Marine est à lire en intégralité dans le nouveau magazine Télé 7 Jours. Disponible dans les kiosques dès ce lundi 12 janvier.

