Gilbert Montagné revient sur sa naissance très compliqué : "J’étais vraiment condamné à mourir"

Rédigé le 03/01/2026
Clara Kolodny

74 : tel est le nombre de bougies soufflées par Gilbert Montagné le 28 décembre dernier. Un joli cap passé pour celui qui aurait pu ne jamais survivre à sa naissance.

Pourquoi Gilbert Montagné a failli mourir à la naissance ?

Le chanteur, qui s’est fait connaître grâce à des tubes tels que On va s’aimer et Sous les sunlights des tropiques , est en effet un très grand prématuré né à 5 mois et demi seulement de grossesse. " Je pesais 950g et j’ai passé trois mois et demi en couveuse à l’hôpital de Port-Royal à Paris" , raconte le principal intéressé dans Closer en précisant avoir perdu la vue à cause des médecins qui se sont occupés de lui. " On m’a donné trop d’oxygène et ça a brûlé mes nerfs optiques. (…) Ce n’est pas leur faute, ils ne savaient pas encore doset. C’était le début des recherches. S’ils ne m’en avaient pas donné assez, je ne serais pas là pour en parler. J’étais vraiment condamné à mourir" , souligne Gilbert Montagné. Ce dernier en profite d’ailleurs pour raconter sa rencontre, un jour lors d’une émission de télévision, avec le Professeur qui s’est occupé de lui bébé. " Il m’a remercié parce que je l’avais déculpabilisé. Il portait beaucoup de choses en lui".

Gilbert Montagné en dit plus sur sa déficience visuelle

Malgré cet incident qui lui a coûté la vue, Gilbert Montagné précise que ses parents n’ont jamais "considéré sa déficience visuelle comme un handicap" . "Je ne me sens pas vraiment handicapé. C’est le monde qui n’est pas prévu pour nous. On a l’impression de ne pas faire partie du programme" , regrette le chanteur qui rêve de pouvoir conduire un jour une voiture autonome. Si le test de cette voiture qui se conduit seule est pour bientôt, Gilbert Montagné a déjà réalisé un rêve il y a quelques années : piloter un avion privé. "Lors de ma première leçon, il (le directeur de l’école de pilotage, ndlr) a gardé ses deux mains sur mon bras mais il n’a pas touché les commandes. J’ai roulé, décollé, volé quinze minutes puis je me suis posé. Il m’a dit : « Si je l’avais pas vu, je ne l’aurais pas cru ». Je l’ai fait pour le plaisir bien sûr, mais aussi pour montrer que certains non-voyants peuvent accomplir des choses que l’on n’imagine pas".