En tant que personnalité pleinement engagée dans la lutte contre les violences sexuelles dans le monde du cinéma français, Judith Godrèche a souvent pointé du doigt les réalisateurs qui ont eu des comportements inadaptés à son égard . Par ailleurs, elle a également salué celles qui ont, tout comme elle, brisé leur silence et raconté au grand jour ce qu’elles ont vécu. Mais en devenant presque une pionnière de ce mouvement, la comédienne s’est malencontreusement fait de nombreux ennemis …
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Judith Godrèche révèle être victime d’intimidations
Pour cause, dans les pages du Nouvel Obs , parues ce jeudi 15 janvier, Judith Godrèche s’est longuement livrée sur son engagement féministe. Et si elle s’est félicitée d’être devenue " une sorte de porte-voix ", la mère de famille a cependant révélé être devenue cible de nombreuses intimidations. D’abord cyber harcelée, la comédienne a également constaté que certaines menaces qui la visent sont également réelles. " Toute prise de parole est une mise en danger ", a-t-elle estimé, avant d’ajouter : " Je dois dire qu’on vit dans le danger avec ma famille. Les entreprises d’intimidation et les menaces, c’est dur de les imaginer quand on ne l’a pas vécu [...] Mais c’est réel et organisé, et c’est ça qui fait le plus peur ." Des confidences qui font froid dans le dos.
Judith Godrèche boycottée par le cinéma ?
Le 8 janvier dernier, c’est auprès du magazine Elle, Judith Godrèche s’était déjà confiée sur ses prises de paroles engagées. Et très vite, l’actrice avait alors reconnu qu’après ses déclarations, rares sont les personnes travaillant dans le septième art à la contacter. " Ils ont bloqué mon numéro. Seule la cheffe opératrice Caroline Champetier m’a appelée et la réalisatrice Claire Denis m’a écrit. Un mot très touchant ", avait-elle concédé, précisant qu’elle n’avait également plus aucune proposition de rôles, " même pas de la figuration pour traverser la rue ". " Vu mes prises de position, je ne suis peut-être pas le meilleur atout aujourd’hui. Qui sait… ", avait-elle regretté. Avant de conclure, déterminée : " Le prix à payer est conséquent, et le gain, je ne le découvrirai que lorsque j’arrêterai de me battre ."

