Mel Charlot : "Danse avec les stars m'a donné plus d'assurance et la conviction que je suis à ma place"

Rédigé le 09/03/2026
Sarah Ibri

C’est la première fois que le jury reste inchangé depuis trois années consécutives. Qu'est-ce qui fait votre force ? 

Mel Charlot :  Je pense que c'est parce qu'on s’entend tous extrêmement bien et qu'on partage un véritable amour de la danse. Même lorsque nos avis divergent, il y a toujours énormément de respect. On prend le temps de s’écouter sincèrement.

Qu’est-ce qui vous plaît tant dans cette émission ?

Il y a d’abord le plaisir de voir les candidats progresser, l’énergie du plateau… Et le fait que je peux montrer une autre facette de mon métier, celle de coach, comme lorsque je travaille avec des artistes.

Quel impact a eu l’émission sur votre vie depuis que vous avez rejoint le jury ? 

Ça m'a donné plus d'assurance et la conviction que je suis à la bonne place. La première saison, j'ai un peu eu le syndrome de l'imposteur, d’autant que je sortais tout juste d’une tournée mondiale en tant que danseuse. Dans ce métier, on n’arrête jamais d'apprendre. Mais continuer à apprendre ne signifie pas qu’on n’est pas légitime. Au contraire, Danse avec les stars a confirmé qu’au fond, j'ai toujours eu une âme de coach. 

Vos influences viennent plutôt du hip-hop. Avez-vous suivi une formation spécifique pour évaluer les danses de salon ?

Oui, à mes débuts, lorsque je participais à des compétitions de danse à la télévision, il fallait être capable d’explorer plusieurs styles. J’ai donc suivi un entraînement très complet, même si je ne me suis pas spécialisée en danse de salon.

Aimeriez-vous voir plus de prestations urbaines ?  

Dans cette compétition, le hip-hop serait vraiment trop hors catégorie. C’est un style qui a ses propres codes et une culture qu’il faut maîtriser pleinement. Je pense que le street-jazz serait plus adapté. On peut y chercher la performance et la connexion avec son partenaire.

Que pensez-vous du casting de célébrités ?

Ils ont tous un énorme potentiel de progression et une profonde envie de réussir. Il n'y a pas un seul candidat qui se la joue ou qui est juste venu se montrer à la télé. Ils sont réellement investis et je trouve ça très beau. J’ai été très surprise par Marcus, à qui j’ai donné mon premier 9 dès le troisième prime. Sa progression en seulement deux passages était incroyable ! Maghla m’a également bluffée, surtout quand on sait qu’elle n’a jamais dansé auparavant. Et je pense que Samuel Bambi va continuer à nous surprendre.

Vous avez travaillé avec plusieurs artistes internationaux. Lesquels vous ont le plus inspirés ? 

Beyoncé ! J'étais enceinte lorsque j'ai dansé pour elle. Ce qui m’a le plus touchée, c’est qu’après le show, elle est venue nous voir, nous a fait un câlin, avec les larmes aux yeux. Elle comprenait ce que nous vivions en tant que femmes enceintes, cette volonté de continuer à danser et à poursuivre nos rêves. Voir une star de son calibre se montrer aussi humaine… J'ai trouvé ça extraordinaire et inspirant. J'ai également adoré travailler avec Serena Willams. Je l'ai coachée pour l'émission américaine "Lip Sync Battle" dans laquelle elle venait faire une surprise à des candidats en dansant sur du Beyoncé et du Cardi B. Elle doutait beaucoup et elle a déchiré, elle s'est amusée ! Ça m'a confirmé que j'adorais vraiment le coaching.

Avec quels artistes aimeriez-vous collaborer aujourd’hui ?

À l’international, Rihanna est au top de ma liste ! Je pense aussi à Janet Jackson ou Chris Brown qui est un danseur incroyable. Et en France, je rêverais de travailler avec Aya Nakamura, Tayc et Naïka !

Vous êtes maman et vivez à Montréal. Comment conciliez-vous tout ça pendant la saison de DALS ?

C’est intense (rires), mais après trois saisons, j’ai appris à m’organiser. Ma famille me manque parfois, mais j'ai la chance d'avoir un mari extraordinaire qui m'encourage énormément. Cette saison je fais plus d’allers-retours pour passer du temps avec mon fils et lui montrer qu’on peut poursuivre ses rêves.

Vous avez confiée être atteinte du syndrome des ovaires polykystiques (SOPK). Comment ça se traduit au quotidien et comment le gérez-vous ?

Il y a des moments vraiment difficiles : règles irrégulières, insomnie, ou des symptômes parfois proches de ceux d’une grossesse… Mais ces derniers temps, ça va beaucoup mieux. J’ai commencé à noter mes ressentis pour identifier ce qui me fait du bien ou non. C’est un vrai marathon, car chaque femme atteinte de SOPK vit les choses différemment.

Danse avec les stars, vendredi 6 mars à 21h10 sur TF1